Le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, a animé une conférence de presse, le jeudi 4 juillet 2013 au siège de son institution pour réagir à la décision du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), de marcher le samedi 6 juillet prochain pour la paix.
Lors d’une conférence de presse, le mercredi 3 juillet 2013, le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a invité ses militants a une marche-meeting demain samedi 6 juin. Pour donner son point de vue sur cette marche qui se tient juste une semaine après celle de l’opposition, le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, a animé un point de presse, le jeudi 4 juillet 2013 à Ouagadougou. Entouré de Joseph Ouédraogo de l’Union panafricaine sankariste/Mouvement progressiste (UPS/MP) et de Alphonse Ouédraogo de l’Union pour la renaissance démocratique/Mouvement sankariste (URD/MS), Zéphirin Diabré a donné sa vision sur cette marche du CDP. Pour lui, la marche organisée pour soutenir l’œuvre de paix du président Blaise Compaoré, son programme et les réformes politiques n’est autre qu’une contre-marche à celle de l’opposition. « L’opposition ne voit pas en quoi la paix est menacée dans notre pays. Si elle l’est, ce n’est sûrement pas la faute de l’opposition. Tout le monde convient que la marche de l’opposition de samedi dernier a été pacifique », a indiqué le chef de file de l’opposition.
M. Diabré a appelé les militants de l’opposition politique et tous les Burkinabè qui sont contre le Sénat, à se démarquer de cette initiative qui cherche, selon lui, à montrer que le Sénat est populaire. " On ne fait pas de marche pour appliquer une loi", a martelé Zéphirin Diabré.
Une invite au dialogue
Tout en réaffirmant son opposition au Sénat qu’il estime non consensuel, il a invité le président du Faso à arrêter le processus de mise en place de cette deuxième Chambre du Parlement et de dialoguer avec le peuple. Les échanges avec les journalistes ont porté sur la nécessité du dialogue entre l’opposition et le pouvoir.Pour le conférencier, l’opposition n’exclut pas le dialogue, mais reste vigilante sur les modalités de ce dialogue. Si le président du Faso invite l’opposition à un dialogue, elle va poser des principes de base clairs parmi lesquels, l’abandon de la mise en place du Sénat et la non-modification de l’article 37, a affirmé Zéphirin Diabré.