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Sidwaya N° 7438 du 14/6/2013

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Journée africaine de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale: La planification familiale pour réduire la mortalité de 30%
Publié le lundi 17 juin 2013   |  Sidwaya


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© Sidwaya par DR
Mme Chantal Compaoré première Dame du Faso


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Le Burkina Faso, en collaboration avec ses partenaires au développement, a célébré le 14 juin 2013 à Dori, la Journée africaine de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.

Placée sous le haut patronage de Mme Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat, la cérémonie a drainé à la place publique de l’ex-gouvernorat, les filles et fils des quatre coins de la région du Sahel.

« Relance de la planification familiale comme pilier de la réduction de la mortalité maternelle au Burkina Faso ». C’est le thème sous lequel la ville de Dori, chef -lieu de la province du Seno et de la région du Sahel, a abrité la commémoration nationale de la Journée africaine de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, le 14 juin 2013.

Le thème de cette dixième journée vise la mise en œuvre accélérée du plan de relance de la planification familiale en vue de répondre aux engagements pris à Londres, en 2012. Selon le président de la cérémonie, le ministre de la Santé, Léné Sebgo, les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) prescrivent de réduire de 30% la mortalité maternelle et infantile d’ici à 2015. « Nous avons développé beaucoup d’actions pour atteindre ces objectifs, au nombre desquelles, l’extension de l’offre de soins par une plus grande couverture du pays en infrastructures sanitaires, l’accessibilité financière des populations aux soins préventifs pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, la forte subvention des accouchements et soins obstétricaux et néonataux d’urgence », a-t-il précisé. Le ministre de la Santé a, dans la même veine, invité les professionnels de la santé à mieux s’organiser pour prendre en charge les femmes enceintes dans les formations sanitaires.

Cette journée a été mise à profit pour mener des actions de plaidoyer afin d’amener les chefs d’Etats, les gouvernements, la communauté internationale, la société civile et les particuliers à agir pour garantir la santé et le bien-être des mères et des enfants. Face à la problématique de la mortalité maternelle et néonatale, la marraine de la cérémonie, Chantal Compaoré, épouse du président du Faso, a invité les couples à faire de l’utilisation des méthodes contraceptives, un pôle d’action afin de réduire sensiblement les décès des femmes et des enfants.

Un appel en faveur de l’espacement des naissances

Chantal Compaoré a interpellé les uns et les autres à une réaction urgente et efficace contre les indicateurs alarmants de l’enquête démographique de santé de l’année 2010. « Je salue les efforts accomplis par le gouvernement, en espérant qu’ils soient renforcés par l’apport de ressources humaines qualifiées, d’équipement médio-techniques et logistiques. Je lance un appel à l’ensemble des populations du Burkina Faso, en particulier celles du Sahel, en faveur de l’espacement des naissances et du recours aux services de santé pour les soins prénatals, l’accouchement, ainsi que le suivi des enfants », a insisté l’épouse du président du Faso.

En octobre 2010, l’épouse du chef de l’Etat avait souligné la nécessité de l’utilisation des services de santé dans le but de réduire la survenue des fistules obstétricales. Pour elle, ces efforts menés, méritent d’être soutenus, car les données n’indiquent pas une amélioration significative. De ce fait, la Première dame a manifesté sa volonté à soutenir les actions des partenaires et les activités prévues du 17 au 23 juin 2013 dans toutes les régions, afin d’atteindre des résultats probants, dans la mise en œuvre du plan de relance de la planification familiale sur la période 2013-2015.

Selon le représentant des partenaires techniques et financiers, le représentant-résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, Dr Mamadou Kanté, les indicateurs de santé maternelle et néonatale interpellent tout le monde. Selon les donnés de l’OMS, environ 250 000 décès maternels sont enregistrés chaque année à travers le monde. Le risque de décès maternel est sept fois plus élevé en Afrique qu’en Asie du Sud-Est et 100 fois plus élevé qu’en Europe. A en croire le Dr Kanté, les besoins non satisfaits en matière de contraception au Burkina Faso sont importants (24%), la satisfaction de ces besoins vise à augmenter la prévalence contraceptive de 15 % en 2010 à 25 % en 2015. Pour cela, le Dr Kanté a indiqué que les agences des Nations unies et les autres partenaires techniques et financiers sont disposés à accompagner les différentes réformes du système de santé, visant l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en vue de l’atteinte des OMD 4,5 et 6.

Pour la représentante des femmes de la région du Sahel, Aïssita Diallo, la santé maternelle et néonatale est la condition sine qua non de « la survie de nos sociétés ». Selon Mme Diallo, de 2007 à 2011, au moins 233 décès maternels ont été enregistrés dans les formations sanitaires de la région du Sahel, soit une moyenne de 47 décès par an. En 2011, 36 009 enfants malnutris et 209 cas d’anémie ont été enregistrés. En 2012, le taux d’accouchement assisté par personnel qualifié est estimé à 68% et la prévalence de l’insuffisance pondérale (poids/ âge) chez les enfants de moins de cinq ans se chiffre à 22,9%.

Le renforcement de la capacité de prise en charge du Centre hospitalier régional de Dori, la pérennisation de la prise en charge des femmes enceintes, des femmes allaitantes et des enfants de zéro à 5 ans subventionnée pour l’instant par l’ONG Help et les réalisations d’un centre d’accueil des filles en difficulté, des filles scolarisées et déscolarisées sont les préoccupations, parmi tant d’autres, soumises à la Première dame du Faso. Mme Diallo lui a traduit, au nom des femmes du Sahel, sa reconnaissance pour ses actions salvatrices. Le Projet de lutte contre les fistules obstétricales (PFO) qui a permis de sauver plus de 680 femmes, la lutte contre le mariage précoce qui est l’une des causes des fistules, en plus des actions de promotion des droits de la femme sont, entres autres combats, soutenus par Chantal Compaoré.

Le maire de la commune de Dori, Arba Diallo, a salué l’acrion de l’épouse du président du Faso, pour ses actions visant à aider, informer et sensibiliser sur l’importance d’endiguer la mortalité maternelle et infantile.

La remise des prix aux meilleures maternités de la région du Sahel a marqué la fin de la commémoration de la 10e Journée africaine de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.


Wendpanga Joseph KABRE
Kabre_joseph @yahoo.fr

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