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Le président du Faso, Blaise Compaoré à la 5e TICAD: «Le Japon reste convaincu que l’Afrique est un continent d’avenir»
Publié le lundi 3 juin 2013   |  Présidence


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© Présidence par DR
Intervention de SEM Blaise Compaoré, Président du Faso, sur le développement et l`assistance humanitaire dans le cadre des débats portant sur la «Paix et sécurité» à l`occasion de la TICAD V


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A la TICAD V à Yokohama, au Japon, le président du Faso, Blaise Compaoré, a été fort sollicité par la presse internationale. Dans un entretien qu’il a accordé, le 1er juin 2013 à la chaîne de télévision japonaise NHK et à la presse burkinabè présente, le chef d’Etat burkinabè a donné sa vision de la coopération entre l’Afrique et le Japon.

A entendre le Président du Faso, Blaise Compaoré, la TICAD apporte beaucoup à l’Afrique, en général et au Burkina Faso, en particulier. «Le Japon reste convaincu que l’Afrique est un continent d’avenir et pour cela, il faut l’accompagner, au regard des grands talents du peuple africain», a indiqué le président Compaoré. Et d’indiquer que pour les dirigeants africains, cela représente de la considération à travers cette détermination à accompagner l’Afrique. « C’est un sacrifice pour le Japon, car ce pays va beaucoup payer pour permettre à l’Afrique de préparer avec beaucoup d’assurance cet avenir », a noté le chef de l’Etat burkinabè.

Que retenir de la TICAD depuis sa création ? A cette question, Blaise Compaoré a fait savoir que « depuis la création de la TICAD, malgré les changements de gouvernement au Japon, le peuple japonais et les différents gouvernements sont restés fidèles à cette amitié pour l’Afrique. En retour, le continent leur a dit sa reconnaissance pour cette fidélité et entend exploiter au mieux cette disposition favorable du Japon pour construire plus de progrès sur le continent et nous aider à améliorer la gouvernance de nos pays ».

Selon Blaise Compaoré, cette 5e TICAD vise à dégager un programme pour les cinq années à venir qui, selon le Premier ministre japonais, va être robuste et profitable aux Etats africains.

Pour le Président du Faso, la grande particularité du partenariat que le Japon a construit avec l’Afrique est de faire comprendre que le développement ne peut se faire qu’avec des financements publics. « L’important dans le développement, c’est comment faire participer le maximum de citoyens de nos populations à la dynamique de développement ? En plus de cela, il y a aussi la nécessité de l’ouverture, aller vers les privés nationaux ou étrangers pour bénéficier de leur savoir-faire, leurs ressources à la gestion et accompagner la construction du développement », a souligné Blaise Compaoré.

Opportunité de la TICAD pour le secteur privé africain

Selon le Président burkinabè, lorsque qu’on regarde des pays qui ont connu l’expérience du Burkina Faso, qui sont partis de très bas, il est certain que dans les domaines des services, des infrastructures, la téléphonie, par exemple, le secteur privé peut accompagner le développement prodigieux des télécommunications comme cela a été le cas au Burkina Faso. Pour mettre en exergue l’importance du privé dans le soutien au développement, le président du Faso a indiqué à la presse: «Nous sommes en train de construire un nouvel aéroport (Aéroport de Donssin) et il est certain que des financements publics seuls ne peuvent pas gérer ce genre de projet. Nous ferons appel, comme cela se fait ailleurs, à des privés. Je crois qu’au Japon comme dans la région asiatique, il y a des secteurs privés qui sont très dynamique et qui peuvent valablement être d’un appoint à nos efforts de développement».

A propos du développement des échanges entre le secteur privé burkinabè et le Japon, en matière de production, le Président Compaoré a mentionné que probablement, pour l’instant, le Burkina n’a pas beaucoup de choses à présenter ; mais, selon lui, il y a de l’espoir. Car, en écoutant le Premier ministre japonais, dit-il, «nous avons l’expérience au Burkina Faso, sur ce terrain et il faut envisager, dans ce partenariat avec le Japon, d’identifier les domaines porteurs pour le commerce afin de créer des passerelles d’échanges entre nous et le Japon. Il s’agit du sésame, par exemple et d’autres secteurs de production susceptibles d’intéresser le Japon dans le partage des idées».

Pour le président Compaoré, la préoccupation, c’est «comment faire en sorte pour que nous puissions identifier ces secteurs afin que le Japon puisse engager, avec nous, des échanges pour faire bouger le développement. Il ne faudra pas que nous ne faisions qu’acheter. Il faut que nous aussi, nous puissions vendre afin de contribuer au développement».

Selon Blaise Compaoré, sa présence au Japon ouvre des perspectives. Ainsi, souligne-t-il, «en dehors des minerais ou le coton qui peut intéresser la région, nous avons encore des domaines qu’il faut identifier et voir comment valoriser pour être dans le circuit du commerce international».

A la presse, le président Compaoré, a indiqué que l’Afrique espère accueillir la TICAD sur son continent : «Je pense que l’Afrique a besoin de recevoir aussi les Japonais et nous avons l’impression que les Japonais ont bien reçu le message. Ce qu’il nous faut, c’est voir comment accueillir les Japonais avec des résultats de ce programme qui, selon le Premier ministre japonais, va être plus robuste que ce que nous avons vu par le passé. C’est vrai qu’il y a eu des échanges au Japon, comme nous le souhaitons en Afrique, mais il y a d’autres foras que nous avons avec le pays du Soleil levant. C’est vraiment un dialogue permanent».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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