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Burkina Faso : le président Kafando dénonce le "mauvais" classement de son pays dans la lutte contre la corruption
Publié le jeudi 10 decembre 2015  |  Xinhua
Michel
© Présidence par d
Michel Kafando rencontre avec les Burkinabè des Etats-Unis
Samedi 3 octobre 2015. New York. En marge de la 70e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU, le Président de la Transition, Président du Faso, Michel Kafando, a rencontré la communauté burkinabè vivant aux Etats-Unis




OUAGADOUGOU - Le Burkina Faso, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, n'a pas un bon classement en matière de lutte contre la corruption, a reconnu, mercredi, le président de la Transition, Michel Kafando, alors qu'il recevait la loi anti-corruption votée par le parlement intérimaire.

"Nous n'avons pas un bon classement, mais nous avons essayé justement en tenant compte de cette réalité (de) prendre toutes les mesures nécessaires pour amener honorablement le Burkina Faso dans le rang des pays les moins corrompus", a déclaré M. Kafando à l'occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption.

Selon M. Kafando, la corruption est une "gangrène" qui mine le tissus social "(et) qui dépersonnalise aussi bien le corrupteur et le corrompu", justifiant l'élaboration et l'adoption de la loi portant prévention et répression de la corruption par le Conseil national de la transition (CNT).

Au Burkina Faso, les acteurs engagés dans la lutte contre le phénomène de la corruption ont placé cette journée sous le signe de l'application "effective" de cette loi.

Pour Luc Marius Ibriga de l'Autorité supérieur de contrôle d'Etat qui qualifie la corruption de "crime", le Burkina Faso dispose de l'infrastructure juridico-institutionnelle de la lutte contre le phénomène.

Cependant, a-t-il prévenu, "le tout n'est pas d'avoir des textes et des institutions, il faut qu'il ait une volonté politique pour véritablement s'engager dans la lutte contre la corruption".

Le Burkina Faso, à l'instar de plusieurs pays africains, perd, chaque année, selon la Banque mondiale, 1/5 de ses ressources à cause de la corruption.

Le double scrutin présidentiel et législatif de fin novembre dernier a sanctionné la transition amorcée depuis la chute du régime Compaoré.

Roch Marc Christian Kaboré, ex-Premier ministre de Compaoré a été élu Président dès le premier tour et son parti le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a obtenu 55 sièges sur les 127.

"Nous estimons que ceux qui vont nous remplacer resteront dans la ligne que nous avons tracé à savoir prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre la corruption sur toutes ses formes", a dit M. Kafando.
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