Le Ministère de l’économie et des finances a présenté le budget 2013, aux organisations de la société civile (OSC), le vendredi 17 mai 2013, à Ouagadougou. Selon les prévisions, la croissance du PIB va s’établir à 7,6%, cette année.
Le budget 2013 du Burkina Faso en recettes s’élève à 1 493 921 252 000 FCFA. Les dépenses sont évaluées à 1 654 957 302 000 FCFA contre 1 400 781 862 000 FCFA en 2012, soit une hausse de 254 175 440 000 FCFA (18,15%). Cette masse budgétaire a été définie à partir des objectifs fixés dans la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et de l’analyse de l’environnement économique, selon le directeur général du budget, Amadou Sangaré. Parmi les priorités, il note le renforcement des secteurs de production que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, et des secteurs de soutien à la production, c’est-à-dire les infrastructures, l’énergie… A cela, s’ajoutent également les secteurs sociaux, notamment la santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale. La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, le renforcement de la défense du territoire et de la sécurité intérieure font également partie des priorités. Et l’exécution budgétaire va se manifester selon M. Sangaré par le développement d’une agroindustrie, l’aménagement de zones d’activités adaptées, l’appui à la constitution en groupes des PME/PMI, la promotion d’un financement approprié des PME/PMI, etc. Ces informations livrées le 17 mai 2013 à Ouagadougou, aux Organisations de la société civile (OSC) par la Direction générale du budget, à l’occasion d’une rencontre, n’ont pas laissé les premiers indifférents. En réaction, les représentants des OSC ont félicité le gouvernement pour cette initiative qui participe au renforcement du dialogue. Toutefois, elles ont soulevé quelques inquiétudes sur certains secteurs sociaux. Pour les OSC, l’Etat devrait investir davantage dans les infrastructures scolaires et estudiantines pour qu’elles soient en adéquation avec l’évolution des effectifs d’élèves et d’étudiants. En ce qui concerne le secteur privé, le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Franck Tapsoba, a souhaité un élargissement de la base fiscale, afin que la taxation fiscale ne repose uniquement sur le secteur formel. Ce, d’autant plus que le taux de pression fiscale a augmenté de 13,60% en 2012 à 16,37% en 2013. Côté emploi et travail, les centrales syndicales, par la voie de leur président du mois, Paul Kaboré, ont apprécié la transparence faite autour de la question budgétaire et estiment que seul le maintien du dialogue permet de juguler nombre de difficultés.