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Rentrée scolaire 2015-2016 à Bobo-Dioulasso : De longues queues pour payer les frais de scolarité dans les lycées
Publié le mercredi 7 octobre 2015  |  Sidwaya
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© Autre presse par DR
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La rentrée scolaire et universitaire est prévue pour le 8 octobre 2015. A deux jours de cette date, aux lycées Vinama-Tiémounou (ex lycée municipal) et Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso, parents ou élèves sont venus s’acquitter des frais de scolarité. L’administration se prépare également, mais redoute les effectifs pléthoriques dans les classes et l’insuffisance de personnel enseignant.

Mardi 6 octobre 2015, il y a un grand monde dans l’enceinte du Lycée Ouezzin-Coulibaly (LOC) de Bobo-Dioulasso. Une longue file de gens attend devant la fenêtre d’un bureau où des agents perçoivent les frais de scolarité. Pendant ce temps, d’autres devisent sous des arbres ou dans le parking. Dans ce lycée, l’administration a déjà fait sa rentrée depuis le 15 septembre, selon le censeur Ouinténi Oumar Ouattara. Par ailleurs, la mise en place et l’installation des classes d’examen sont effectives depuis le 5 octobre dernier. Ici, il y a en tout 9 classes de 3e et 7 classes de Terminale. Les jours suivants vont être consacrés à la mise en place et à l’installation des classes de 5e, 4e, 1re, a indiqué M. Ouattara. Pour les classes de 6e et de 2nde, ce sera le lendemain de la rentrée scolaire. D’après le censeur Ouattara, ce sont surtout ces classes qui enregistrent des effectifs pléthoriques. Il y a 10 classes de 6e dans ce lycée. A la présente rentrée, ce sont 408 admis à l’entrée en 6e qui ont été affectés au lycée Ouezzin-Coulibaly. En seconde, ils sont 241 admis à être orientés dans ledit établissement. Pour le censeur, s’il faut y ajouter les redoublants, les effectifs deviennent élevés. Au LOC, les cours débuteront le lundi 12 octobre, car le 8 sera consacré au conseil de rentrée, a dit M. Ouattara. Au lycée municipal Vinama-Tiémounou, l’air est également à la rentrée. Là aussi, des élèves ou leurs parents font la queue pour payer les frais de scolarité. « J’attends depuis plus d’une heure. Je ne sais pas si je pourrais payer la scolarité de ma fille aujourd’hui », a déclaré un parent d’élève, visiblement las d’attendre. « C’est désolant parce que j’ai laissé le boulot pour venir m’arrêter ici », a-t-il renchéri. Abdoulaye Yaméogo, 15 600 F CFA en main, attend lui aussi de payer les frais de scolarité de sa petite sœur. « Ce n’est pas facile », a-t-il déclaré.

Dans cet établissement, Mme le censeur, Micheline Dabiré a fait comprendre que la rentrée se prépare au mieux. Ici également, le nombre pléthorique d’élèves dans les classes est évoqué. « Nous sommes en train de lutter pour réduire les effectifs, mais ce n’est pas évident », a-t-elle dit. Cette année, le nombre d’élèves admis à l’entrée en 6e est supérieur à 200. Il en est de même pour la classe de seconde.


Déficit de personnel enseignant


Dans ces deux établissements, les difficultés sont similaires. Il y a d’abord l’insuffisance de livres pour les élèves. Le censeur du LOC a indiqué que chaque année, une demande est faite. Aussi, ce sont les premiers inscrits qui ont la chance d’avoir des livres. Ceux qui viennent après payer leur scolarité n’y ajoutent pas les frais pour les livres. Il a fait comprendre que le travail de groupe est encouragé dans ce lycée, afin de permettre à tous les élèves de pouvoir profiter des livres. Tout de même, il reconnait que cela joue sur le niveau des élèves. Au lycée Vinama-Tiémounou, Mme le censeur espère y trouver solution. « Ces dernières années, il y a un problème de disponibilité des livres, dû au problème d’effectif qui devrait être résolu par une dotation que nous devons recevoir », a-t-elle déclaré. Un autre problème qui a un impact négatif sur le succès dans ces deux établissements, c’est le déficit de personnel enseignant. « Cela fait deux ans que je n’arrive pas à payer mes enseignants vacataires », a expliqué M. Ouattara. Cette année, le lycée Ouezzin-Coulibaly compte 119 professeurs titulaires. A cela, il faut 19 vacataires dont 15 en mathématiques et 3 en histoire et géographie. « La subvention de l’Etat est faible, et la gratuité fait qu’il y a un manque de ressources financières », a indiqué M. Ouattara qui s’attend à payer 13 millions de vacation. En attendant, les libraires se frottent les mains. Les parents y affluent pour acheter les fournitures scolaires. « On ne se plaint pas à propos de la rentrée. Ce que je peux dire, c’est qu’on s’en sort un peu. Les prix sont abordables, parce qu’on fait des réductions de 5 ou de 10% en fonction des fournitures achetées », a dit Vivie Yandaogo, employée d’une librairie.

Rabalyan Paul OUEDRAOGO
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