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Sidwaya N° 7400 du 19/4/2013

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Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation 2013 pour exécuter les politiques et programmes du secteur
Publié le vendredi 19 avril 2013   |  Sidwaya


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© Autre presse par DR
Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation, Gnissa Isaïe Konaté


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Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation, Gnissa Isaïe Konaté, a dévoilé, au cours du point de presse du gouvernement, tenu le 18 avril 2013 à Ouagadougou, les actions prioritaires de son département. Parmi celles-ci, figure en bonne place la problématique de la vulgarisation des résultats de la recherche.

«Les actions 2013 du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation seront liées à celles de 2012». C’est ce que le ministre de tutelle, Gnissa Isaïe Konaté, a laissé entendre dans son intervention, au cours du point de presse, tenu à Ouagadougou le 18 avril 2013. Pour lui en 2012, les actions prioritaires de son département étaient d’abord, l’élaboration de documents d’orientation et de pilotage du département. La deuxième action prioritaire a concerné la dotation du secteur de la recherche scientifique et de l’innovation d’un cadre institutionnel qui soit adapté aux différentes actions. «A la date d’aujourd’hui, les différents résultats obtenus sont satisfaisants. Nous avons élaboré un projet de loi d’orientation de la recherche destinée à encadrer l’activité au niveau du pays. Le projet est actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale pour examen et adoption. Nous avons également confectionné un document de politique nationale de la recherche scientifique et technologique, assorti d’un plan d’actions prioritaires qui a été adopté par le gouvernement», a souligné le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation. Selon M. Konaté, une stratégie nationale de valorisation des résultats de la recherche assortie d’un plan d’actions prioritaires a également été adoptée par le gouvernement. L’élaboration de la stratégie nationale de l’innovation, a-t-il ajouté, est en finalisation. «Le ministère a été doté d’un organigramme adapté aux missions qui nous ont été confiées. Nous avons aussi doté le principal centre de recherche du département qu’est le CNRST, d’un nouveau statut. Cette réorganisation est de le rendre plus opérationnel pour répondre aux attentes des populations», a indiqué le ministre Konaté.

Une table ronde des PTF en vue

Pour l’année en cours, il s’agit de mettre en œuvre ces documents qui ont été rédigés et adoptés, et de conduire les actions qui vont permettre d’obtenir les résultats escomptés, à en croire le premier responsable du département. «D’abord, dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’actions prioritaires de la politique nationale de la recherche scientifique et technologique, nous sommes en train d’élaborer les grands programmes nationaux», a-t-il signifié. Cette politique en matière de recherche, a poursuivi M. Konaté, a ciblé les domaines prioritaires où la recherche doit s’exercer pour résoudre les problèmes de développement du Burkina Faso. Les recherches dans le pays, à son sens, sont menées dans différents départements ministériels, mais aussi par des structures privées ou des institutions internationales. La notion de programmes nationaux répond, aux dires du ministre, au souci d’avoir une convergence, une intégration et une synergie entre les différentes structures de recherche. «Si nous prenons le cas du paludisme, plusieurs institutions et laboratoires travaillent sur cette maladie. Notre idée, c’est d’élaborer un programme national sur le paludisme qui va être exécuté par l’ensemble des acteurs, indépendamment de leurs appartenances institutionnelles», a fait comprendre Gnissa Isaïe Konaté. Ces programmes nationaux doivent permettre au département de faire des économies d’échelle, de l’avis du ministre. Toujours dans la politique nationale, a-t-il relevé, il y a un volet important qui est la coopération. «La coopération régionale ou internationale nous permet également, d’obtenir des ressources humaines ou financières favorables à conduire à bien les programmes élaborés», a soutenu M. Konaté.
Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de la stratégie nationale de valorisation des technologies, des innovations et des inventions, cinq axes importants sont nécessaires, selon le chef du département en charge de la recherche. Il a souligné que le premier axe concerne la protection des technologies des inventions et des innovations en rapport avec la promotion du partenariat public/privé, tandis que le deuxième axe a trait au renforcement des pôles de croissance par la création d’un pacte d’innovation. «Ce volet est capital au niveau du gouvernement, car l’objectif est de travailler, par le moyen des pôles de croissance, à aboutir à une croissance accélérée et au développement durable», a-t-il déclaré. Le troisième axe porte sur l’accélération du transfert et de l’adoption des technologies et des innovations, par le renforcement des interfaces recherche /valorisation. Il s’agit, a expliqué le ministre, de trouver une démarche qui permet d’accélérer au niveau des utilisateurs, par exemple des producteurs agricoles, l’adoption des technologies et des innovations. Les axes 4 et 5, a dit Gnissa Isaïe Konaté, concernent respectivement le développement des ressources humaines spécialisées et qualifiées et la mise en place d’un plan de communication efficace qui permette de faire connaître les produits, les innovations et les technologies générés par la recherche. Pour lui, la mise en œuvre de cette stratégie constitue «la priorité des priorités», cette année. Pour cela, un certain nombre d’initiatives sont prévues. Il a cité le pacte d’innovation de Bagré pour accompagner les investissements du Pôle de croissance de Bagré, l’exécution de quatre autres projets importants pour lesquels un soutien financier a été obtenu du gouvernement. Ces projets concernent la valorisation des produits locaux, la diffusion de la technologie appelée le chauffe-eau solaire, surtout, dans les centres de santé, le développement et la production des phytomédicaments et la promotion de la sécurité alimentaire, à travers la rénovation des techniques qui permettent d’améliorer les cultures pluviales. A ces actions, s’ajoute l’amélioration du financement de la recherche et de l’innovation au Burkina. Selon le ministre Konaté, en plus de l’appui de l’État, par l’intermédiaire du Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation pour le développement, il faut travailler à obtenir d’autres financements auprès des Partenaires techniques et financiers (PTF). «Nous envisageons cette année d’organiser une table ronde des PTF du secteur de la recherche scientifique, technologique et de l’innovation pour présenter aux partenaires, nos ambitions et nos objectifs fixés», a-t-il projeté.

- Kowoma Marc DOH
dohmarc26@yahoo.fr

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