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Crise au Burkina Faso : la Côte d’Ivoire sort de son silence
Publié le jeudi 1 octobre 2015  |  Afrik.com
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© aOuaga.com par Marc Innocent
Visite d`amitié et de travail du Président burkinabé: séance de travail gouvernementale bilatérale ivoiro-burkinabé
Vendredi 31 Juillet 2015. Abidjan. Aprés l`accueil à l`aéroport FHB, les Numéro 1 Burkinabé, Michel Kafando et Ivoirien, Alassane Ouattara président au palais présidentiel une séance de travail bilatérale avec des membres de leur gouvernement respectif.




Alors que la situation semble se stabiliser au Burkina Faso où des négociations sont en cours entre l’armée et les éléments putschistes du RSP, la Côte d’Ivoire sort de son silence et condamne les violences dans le pays.

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué que son pays suivait de très près la situation au Burkina Faso depuis le début de la crise. La Côte d’Ivoire condamne les violences et le coup d’Etat, a-t-il rappelé. Il s’exprimait mercredi à Daloa, dans le centre-ouest du pays, à 25 jours du premier tour de l’élection présidentielle ivoirienne.

Lire sur le sujet : Le Président Ouattara n’a pas aidé le général Diendéré, réfute le gouvernement ivoirien

« Tout ce qui se fait ou passe au Burkina Faso nous intéresse au plus haut point et nous avons été très attentifs à l’évolution de la situation », a-t-il déclaré. Alassane Ouattara a ajouté que la Côte d’Ivoire ne faisait pas de condamnation « d’Etat à Etat », mais que le pays avait « travaillé au niveau de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) », comme pour le Mali et la Guinée-Bissau.

Alassane Ouattara a défendu la stratégie de la CEDEAO

Le Président-candidat a souhaité que le Burkina Faso retrouve la paix, précisant que le pays des hommes intègres était parmi les plus pauvres du monde. Il soutient avoir défendu la stratégie de sortie de crise de la CEDEAO, vivement critiquée par des burkinabè, qui consistait à apaiser la situation avant d’engager un dialogue afin de trouver des solutions consensuelles et d’organiser au plus vite des élections.

Lire sur le sujet : Burkina Faso : les propositions de la CEDEAO divisent

« Nous continuons de suivre la situation au Burkina. Les enjeux sont très importants parce qu’il y a 3,5 millions de Burkinabè qui vivent en Côte d’Ivoire et qui ont des parents au Burkina. Vous imaginez s’il y a une crise majeure au Burkina, quelles seraient ses conséquences sur la Côte d’Ivoire », a conclu Alasssane Ouattara.

Les rumeurs de complicité entre le Président ivoirien et le général Diendéréont agité la presse ivoirienne. Le mercredi 23 septembre dernier, le média connectionivoirienne.net avait fait état d’une visite du général Diendéré à Abidjan, cinq jours avant sa prise de contrôle par la force du palais présidentiel burkinabè à Ouagadougou, et d’une rencontre avec l’ex-Président du Faso, Blaise Compaoré, dans la capitale économique ivoirienne.
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