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Présidentielle 2015: Vincent Dabilgou se désiste au profit de Roch Marc Christian Kaboré
Publié le lundi 27 juillet 2015  |  Le Pays
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© aOuaga.com par G.S
Politique : le MPP effectue sa première rentrée
Samedi 11 octobre 2014. Ouagadougou. Palais de le jeunesse et de la culture Jean-Pierre Guingané. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, opposition) effectue sa première rentrée politique de 48 heures sur le thème "Tous ensemble pour l`alternance démocratique en 2015 avec le MPP". Photo : Roch Marc Christian Kaboré, président du MPP




Le candidat du Nouveau temps pour la démocratie (NDT) à la présidentielle de 2015 est Roch Marc Christian Kaboré. Il a été investi le 26 juillet 2015, à Ouagadougou, par le bureau politique national du parti dont Vincent T. Dabilgou est le président.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et le Nouveau temps pour la démocratie (NDT) ont le même candidat à la présidentielle de 2015. En effet, à trois mois des élections, Vincent Dabilgou a décidé de faire cause commune avec Roch Marc Christian Kaboré, renonçant ainsi à sa candidature à la magistrature suprême. C’était à l’issue d’un congrès extraordinaire tenu le 26 juillet dernier, au Palais de la jeunesse et de la culture Jean Pierre Guingané. A cette occasion, c’est le 3e vice-président du MPP, Jean Marc Palm, qui a reçu le drapeau symbolique du pacte des mains du président du NDT, Vincent T. Dabilgou. A la question de savoir pourquoi son parti a décidé d’apporter son soutien indéfectible à la candidature de Roch Marc Christian Kaboré, investi par son parti le 5 juillet dernier, le président du NDT a été on ne peut plus clair. « Nous sommes dans le cadre de la social-démocratie et nous devons triompher face au libéralisme. De manière unanime, nous avons compris que pour résoudre les problèmes de notre pays, il faut agir. Et nous avons choisi à l’intérieur du Burkina, celui qui porte les idéaux les meilleurs de la social-démocratie. Ce n’est pas parce que c’est un individu mais, c’est une question de stratégie politique, c’est une question de développement d’un pays. Cela va au-delà de la personne. Nous voulons agir de manière urgente, car l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 nous a montré ce que le peuple attend de nous. C’est pour cela que notre parti a choisi de faire le partenariat avec le MPP, de manière à ce que nous, les partis de la social-démocratie, puissions nous rassembler autour de son candidat afin d’apporter des solutions aux revendications suffisamment nombreuses de notre peuple qui attend beaucoup de nous », a-t-il soutenu.

« lI n’y a pas eu de deal »

Selon M. Dabilgou, autre raison qui justifie le soutien de son parti à l’enfant de Tuiré (NDLR : village d’origine de Roch M. C. Kaboré) est que son parti n’est pas encore connu du grand public. « Notre parti est créé il y a à peine quatre mois. Nous avons fait l’analyse et les discussions ont chauffé. Nous avons des cadres, notamment des anciens députés, des anciens maires. (…) Nous n’avons pas eu le temps de partager suffisamment notre programme de développement avec les populations », a-t-il dit. Se réjouissant de cette alliance qui donne plus de force à son parti, le représentant du MPP, Jean Marc Domba Palm, a souligné que c’est de manière souveraine et démocratique que les membres du NDT ont porté leur choix sur le candidat du parti du Soleil levant. « C’est après une analyse interne à eux, et c’est un sentiment de fierté pour nous », a-t-il soutenu. A la question de savoir s’il y a eu des compromissions entre le MPP et le NDT, les deux partis s’en défendent. « La question que vous posez est : est-ce qu’il y a eu « deal » ? lI n’y a pas eu de « deal »... Concrètement, ce sont des partis politiques qui partagent les mêmes idéaux et qui ont décidé de marcher ensemble », a précisé le représentant du MPP, Jean Marc Domba Palm. Embouchant la même trompette, l’ancien ministre des Infrastructures et de l’urbanisme, Vincent T. Dabilgou, a soutenu qu’on ne crée pas un parti pour soutenir quelqu’un. « On crée un parti parce qu’on a une ambition pour un pays. Le NDT a été créé dans ce sens, avec des militants issus de plusieurs partis, dont le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le Rassemblement pour le développement du Burkina (RDB), l’Union pour la République (UPR). Nous pensons que la social-démocratie est la meilleure voie pour développer notre pays. Nous allons mettre l’ensemble de nos forces dès le premier tour pour que notre idéal puisse triompher dans ce pays. Nous ne sommes pas des calculateurs, mais nous pensons que nous devons gagner les électeurs dès le premier tour. Nous ne voulons pas de poste, mais nous voulons aller vite pour permettre à notre peuple de pouvoir avoir un soulagement dans les problèmes d’agriculture, de santé, d’éducation, d’infrastructures, d’emploi des jeunes », a-t-il indiqué, avant de faire savoir que cette alliance concerne uniquement la présidentielle. « Pour les législatives et les municipales, le NDT aura des candidats », a-t-il précisé.

Du cérémonial

Mais bien avant ce bref échange avec les journalistes, plusieurs actes ont été posés au cours de la cérémonie d’investiture. Lors de la cérémonie d’ouverture tenue sous la pluie tombée dans la matinée du 26 juillet dernier sur la ville de Ouagadougou, les représentants des jeunes et des femmes, par les voix de Victor Auguste Bayiré et Mamou Ouédraogo, ont pris la parole pour traduire leur engagement et leur soutien inconditionnel au NDT et à son président. Cela, après que ce dernier ait fait un tour dans la salle pour communier avec ses militants, sous une clameur et des acclamations. Dans son discours d’ouverture du congrès tenu sous le thème  « Nouvel élan national : quelle stratégie participative avec le peuple et pour le peuple ? », M. Dabilgou a fait un petit rappel historique du contexte de la création de son parti. Pour lui, le NDT est né pour rompre avec les anciennes et mauvaises pratiques. En ce qui concerne les élections et en relation avec le nouveau Code électoral, il a soutenu que son parti et l’ensemble de ses militants assument fièrement leur rupture avec leurs formations politiques d’hier. « Même s’il advenait que certains de nos camarades soient empêchés par la Justice de prendre part aux consultations électorales en cours, si c’est le prix qu’il faut payer pour la sauvegarde de la paix et l’éducation politique de notre génération et des générations futures, alors nous sommes prêts à le payer », a-t-il laissé entendre. Il faut noter que le congrès a connu la présence des délégations du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), du Parti pour le développement et le changement (PDC), de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), de l’Alliance des jeunes pour l'indépendance et la République (AJIR) et du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Mamouda TANKOANO
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