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Sidwaya N° 7379 du 20/3/2013

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UEMOA : Le niveau de bancarisation préoccupe
Publié le jeudi 21 mars 2013   |  Sidwaya


Economie
© aOuaga.com par AO
Economie : Les banques et les établissements financiers de l’UEMOA en conclave
Mercredi 20 mars 2013. Ouagadougou. La Fédération des associations professionnelles de banques et établissements financiers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (FAPBEF-UEMOA) tient la première session de son conseil fédéral.


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Les responsables de la Fédération des banques et établissements financiers des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (FAPBEF-UEMOA) ont animé un point de presse le 2 mars 2013 à Ouagadougou. Une occasion qui leur a permis d’aborder avec les journalistes, les questions liées entre autres, à la bancarisation, au blanchiment d’argent et au financement de l’économie dans leur zone.

Renforcer les capacités des établissements de crédit par l’organisation de séminaires et d’ateliers sur des thèmes d’intérêt pour la profession bancaire, promouvoir les systèmes bancaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), servir d’intermédiaire privilégié entre les établissements de crédit et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et des toutes les organisations régionales et internationales, tels sont entre autres, les objectifs de la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de la zone ouest- africaine (FAPBEF-UEMOA).
Les responsables de cette organisation ont donné aux journalistes de plus amples informations sur leurs structures pendant un déjeuné de presse, le mercredi 20 mars à Ouagadougou. Selon les propos du nouveau président de la FAPBEF-UEMOA, Pierre Zerbo, la structure qui a été créée en 1995 a mené plusieurs activités. Il cite notamment la tenue d’ateliers, le financement des économies et les propositions faites pour l’amélioration du taux de bancarisation. La fédération travaille au respect des règles d’éthique et de déontologie de la profession bancaire, ce, sur la base des textes de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) et ceux de la BCEAO. Parlant des performances financières en Afrique occidentale, M. Zerbo a indiqué qu’en dépit des turpitudes de l’économie mondiale ces dix dernières années avec les différentes crises, « le total bilan dans la région a pratiquement triplé ». A contrario, le tableau de la bancarisation n’est pas aussi reluisant. Le taux y relatif se chiffre à 8% dans la région de l’UEMOA. Un autre point sombre, c’est le niveau des créances en souffrance qui oscille entre 6 et 7%. Un taux qui, a priori, semble faible, mais est élevé de l’avis du président de la FAPBEF- UEMOA, parce que se situant au-dessus de la moyenne tolérée c’est-à-dire, 3%.
Les informations ainsi livrées ont suscité un débat avec les hommes des médias, qui ont entre autres, cherché à savoir les actions menées par les banques et établissements financiers pour lutter contre le blanchiment d’argent, promouvoir la bancarisation et financer les projets porteurs.

Lutte contre le blanchiment d’argent

Des explications fournies par M. Zerbo et d’autres présidents d’associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’UEMOA, il ressort que les établissements de crédits sont à l’avant-garde dans le combat contre le blanchiment et le financement du terrorisme. « Nous sommes tenus par la loi de dénoncer les opérations douteuses et suspicieuses », a soutenu l’ancien président de la FAPBEF-UEMOA, Cheikh Tidiane N’Diaye. Et M. Zerbo d’ajouter : « Le blanchiment est favorisé par l’environnement socio- culturel et les traitements à cache ». Pour lui, au-delà des initiatives des banques pour endiguer le fléau, la lutte passe également par la sensibilisation des acteurs économiques sur l’ouverture des comptes bancaires. Sur la question de la bancarisation, les conférenciers ont été prolixes. Ils ont relevé plusieurs obstacles dans l’ouverture des guichets et l’accès des populations, aux banques. Parmi ceux-ci, on note les problèmes de télécommunication, de sécurité, de rentabilité. La pauvreté des populations, et la problématique de l’énergie se greffent aussi aux entraves de la bancarisation. Pourquoi ne pas adapter les services bancaires au niveau de vie des populations vue que nombre d’entre elles, dans la zone, se trouvent dans une situation de pauvreté ? En réponse à cette question les banquiers ont fait savoir qu’ils sont dans cette logique d’adaptation à leur environnement.
Pour améliorer le taux de bancarisation, il faut entre autres, sensibiliser les gens, améliorer le climat des affaires, travailler à la structuration du secteur informel, etc.
Concernant le financement des projets dit porteurs, les membres de la FAPBEF-UEMOA ont confié que cette activité est réalisée dès lors que les tenants et les aboutissants sont connus. « D’une manière générale, les demandeurs de financement ne montent pas leurs dossiers comme il se doit. (…) Par ailleurs, nous nous devons de prendre des garanties », a précisé M. Pierre Zerbo. « Nous sommes des commerçants (…) Le crédit est comme un voyage aller-retour de l’argent. Et nous sommes obligés de suivre la réglementation en la matière et d’observer les mesures prudentielles », ont expliqué les banquiers.
La BCEAO ayant baissé son taux directeur peut-on s’attendre à ce que cela soit répercuté sur le taux d’intérêt des banques ? Tout en saluant la réduction consentie par l’institution, les membres de la FAPBEF-UEMOA ont indiqué ce n’est pas le seul élément qui détermine la fixation des taux.

Séraphine SOME/MILLOGO

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