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L’Observateur N° 8328 du 7/3/2013

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Mairie de Bobo : Salia, contre vents et marrées
Publié le lundi 11 mars 2013   |  L’Observateur




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Salia Sanou est élu pour un nouveau bail de cinq ans à la tête de la commune de Bobo-Dioulasso. C’est l’aboutissement des élections couplées du 2 décembre 2012 qui avaient consacré, on se rappelle, la victoire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dans la commune. Mais la reconduction du secrétaire général provincial du CDP comme maire de Bobo-Dioulasso est loin de faire l’unanimité d’autant plus qu’une soixantaine de conseillers avaient opté pour la politique de la chaise vide, dénonçant ainsi «la violation» par le pouvoir politique du Guide de procédure pour la mise en place des organes dirigeants dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

Ils étaient nombreux à craindre le pire en cette matinée du samedi 09 mars 2013 à la mairie centrale de Bobo-Dioulasso. Une inquiétude somme toute légitime avec ce déploiement des forces de sécurité, mais aussi cette présence remarquable de groupes de jeunes mobilisés par la section provinciale du CDP/Houet, qui avaient pris position sur toutes les voies menant à la mairie afin de parer à toute éventualité. Mais il y a eu plus de peur que de mal et les conseillers municipaux mandatés par leur parti pouvaient enfin accéder à la grande salle des fêtes après un contrôle minutieux opéré par la gendarmerie.

Les choses sérieuses pouvaient alors commencer avec la vérification du matériel électoral (urne, isoloir, bulletins) suivie de la vérification de l’identité des mandants. Des 203 conseillers attendus, cent quarante quatre (144) dont trois de l’ADF/RDA, deux l’UNIR/PS et un du Faso Autrement ont répondu à l’appel tandis que cinquante neuf (59) autres ont choisi de rester chez eux. «Nous ne pouvons que constater ces absences et poursuivre les travaux», a déclaré le haut-commissaire avant de se retirer non sans avoir mis en place un bureau de séance composé du plus ancien des conseillers et du plus jeune dans le rôle de secrétaire de séance.

Neuf postes (maire central, 4 adjoints, 4 présidents de commissions) étaient à pourvoir au cours de ces élections. Et c’est le maire sortant Salia Sanou, seul candidat à sa propre succession qui a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans. Quatre adjoints (Tinto Moustapha, Korotimi Bangaré, Lassina Millogo et Madeleine Konaté) ont été également élus pour l’accompagner dans sa mission. Mais les choses commencent déjà mal pour le nouveau conseil municipal de la commune de Bobo avec la fronde de 59 autres élus issus pour la plupart de l’ADF/RDA, de l’UPC, du PDS/Metba, du RDB, etc.

Des partis qui expliquent leur absence à ces élections par leur volonté de se tenir uniquement à la directive de l’autorité politique, selon laquelle la mise en place des organes dirigeants dans les communes de Bobo et Ouagadougou commence par les arrondissements pour s’achever à la marie centrale. «Si vous suivez l’actualité vous verrez qu’à Ouagadougou, on est en train de mettre en place les conseils d’arrondissement avant celui de la commune. Pourquoi en ce qui concerne Bobo, on décide subitement et unilatéralement de changer les règles du jeu. Et on nous parle de problème sécuritaire pour expliquer cette volte-face. Aujourd’hui, il n’y a que le CDP qui a des difficultés à gérer ses multiples candidatures.

On ne peut pas alors accepter que les problèmes internes d’un seul parti puissent compromettre les intérêts des autres», s’est indigné Moussa Zerbo de l’UPC au cours d’un point de presse organisé le jeudi 7 mars 2013 dans l’après-midi au siège du PDS/Metba. Cette rencontre avec les hommes de médias a surtout permis aux protestataires de clarifier leur position mais surtout de prendre l’opinion publique à témoin sur la volonté de l’autorité «d’imposer un candidat qui ne fait pas l’unanimité au sein de son parti et dont le bilan reste des plus macabres après cinq ans de gestion communale». Qu’en sera-t-il de la mise en place des conseils dans les sept arrondissements de Sya qui débute ce lundi ? Faut-il alors craindre des dérapages dans les jours à venir ? Rien n’est moins sûr et dans tous les cas Salia Sanou a intérêt à rassembler toutes les forces pour espérer donner une âme à cette commune dont la gestion est restée sans bilan depuis la fin du dernier mandat.

Jonas Apollinaire Kaboré

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