La Division des investigations criminelles de la police nationale (DIC) s’est entretenue avec les hommes de médias hier lundi 13 avril 2015. Il s’est agi à cette rencontre de présenter aux journalistes trois personnes spécialisées dans le trafic humain.
Dans sa dynamique de lutte contre la grande délinquance, la Division des investigations criminelles (DIC) de la police nationale a épinglé des malfaiteurs qui officiaient dans la traite humaine.
Au nombre de trois, les présumés auteurs, à savoir Koné Kafoulo Youssouf (25 ans), Bermoné Moumouni (23 ans) et Mohamed Abdelmohsen Moussa (41 ans) ont recruté et logé 17 jeunes filles. Ces filles dont l’âge est compris entre 15 et 26 ans auraient été recrutées en République de Côte d’Ivoire pour les destinations de l’Inde, l’Indonésie, l’Arabie Saoudite, le Sri-Lanka où elles devraient être placées dans des familles pour y effectuer les tâches ménagères.
Les malfaiteurs qui disent effectuer cette activité depuis quelque sept mois avaient leur domicile au quartier Karpala de Ouagadougou. Un citoyen ayant remarqué l’attitude douteuse de ces hommes se serait rendu à la brigade des mœurs et des stupéfiants le mardi 7 avril 2015 pour y faire part de son inquiétude.
Aussitôt, la police fait le déplacement au lieu indiqué et ne tarda pas à se rendre compte de la réalité des faits. Sur-le-champ, les trafiquants furent arrêtés, un lot de matériel constitué d’une imprimante et des registres fut également saisi.
Dans les registres figuraient plusieurs photographies de jeunes filles. A la suite des interrogations, les mis en cause ont laissé entendre qu’ils possèdent des ramifications dans les différents pays cités et que, avant de partir avec une fille, ils s’entretiennent d’abord avec elle et sa famille.
Le commissaire de police Kalifa Koné a profité de l’occasion pour attirer une fois de plus l’attention de la population sur la nécessité d’une franche collaboration avec les services de police et de gendarmerie.
Il a également appelé les parents à plus de vigilance pour qu’ensemble, ils parviennent à mettre fin à ces pratiques car, à ce jour, quatre filles au moins sont détenues en Asie et ce, par le biais du même réseau.
Nicole Ouédraogo (Stagiaire)