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Sidwaya N° 7368 du 4/3/2013

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Trafic illicite de produits chimiques : Bientôt un Plan d’action national de prévention et de répression
Publié le mardi 5 mars 2013   |  Sidwaya


Salif
© Autre presse par DR
Salif Ouédraogo, Ministre burkinabé de l’environnement et du développement durable


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Le Ministère de l’environnement et du développement durable organise, du lundi 4 au mercredi 6 mars 2013 à Ouagadougou, un atelier sur les accords multilatéraux sur l’environnement et le trafic illicite des produits chimiques dangereux. L’objectif est de mettre en place un cadre visant à promouvoir la coordination et la cohérence de la gestion des produits chimiques au Burkina Faso, pour préserver la santé humaine et animale.

Pendant trois jours, les thèmes relatifs à la criminalité environnementale, l’initiative « douane verte », la coopération entre les acteurs nationaux et internationaux sont à l’ordre du jour d’un atelier qu’organise le Ministère en charge de l’environnement du 4 au 6 mars 2013 à Ouagadougou. Selon le directeur général de la préservation de l’environnement, Dr Paul Sawadogo, cet atelier part du constat d’une méconnaissance de certains accords multilatéraux sur l’environnement que le Burkina a ratifiés. Ce qui contribue à un non-respect de la réglementation relative à l’importation et à la distribution des pesticides et des produits chimiques industriels. Le représentant du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Pr Abdouraman Bary, a indiqué que sa structure félicite le Burkina pour son engagement dans la ratification de tous les accords multilatéraux sur l’environnement. Il reste maintenant, à les vulgariser pour une meilleure gestion des produits chimiques. Le ministre de l’environnement et du Développement durable, Salif Ouédraogo a ajouté que, selon les statistiques du PNUE, plus de 70 000 produits chimiques sont vendus de par le monde et environ 1 500 nouveaux produits chimiques sont formulés chaque année. « Au-delà de leur apport positif à l’économie, ces produits chimiques peuvent présenter, tout au long de leur cycle de vie, des effets nuisibles à la santé humaine et à l’environnement », a-t-il affirmé. C’est pourquoi, le Burkina a, de manière volontaire, ratifié plusieurs conventions et adhéré aux initiatives visant à protéger la santé de sa population et son environnement. Il s’agit, entre autres, de la Convention de Stockholm sur les Polluants organiques persistants (POPs), la Convention de Rotterdam sur le consentement préalable en connaissance de cause sur le commerce international de certains produits chimiques, la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination, la Convention de Vienne et son protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d’ozone. Toutefois, le ministre en charge de l’environnement, Salif Ouédraogo, reconnaît que malgré toutes ces dispositions, force est de constater que de nombreux problèmes liés à l’utilisation des produits chimiques dangereux persistent. Il espère donc qu’au sortir de l’atelier, les participants auront jeté les bases de l’élaboration d’un Plan d’action national de prévention et de répression du trafic illicite de substances chimiques au Burkina Faso.

Raphaël KAFANDO

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