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Sidwaya N° 7366 du 28/2/2013

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FESPACO 2013 : Yamina Benguigui, ministre française déléguée chargée de la Francophonie : « Le cinéma africain ne peut pas mourir »
Publié le vendredi 1 mars 2013   |  Sidwaya


Yamina
© Autre presse par DR
Yamina Benguigui ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie


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La ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui a animé une conférence de presse le 28 février 2013 à Ouagadougou au cours de laquelle elle a évoqué la place du cinéma africain dans la politique qu’elle entend mener.

Présente au Burkina Faso dans le cadre du 23e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui a rassuré que le cinéma africain bénéficiera toujours du soutien de l’organisation francophone. Elle a affirmé que « le cinéma africain ne peut pas mourir parce qu’elle a pris racine ». Selon elle, « les histoires, l’imaginaire, sont en Afrique et le cinéma de demain également, puisqu’il a tari en Occident ». Mais, « il faut se mettre au travail et faire l’état des lieux et cela peut se réaliser via la Francophonie », a expliqué Yamina Benguigui.
La ministre a, à cet effet, évoqué l’existence du Fonds de solidarité prioritaire qui a décaissé 265 000 euros (environ 173 millions de F CFA) au profit de 8 instituts de formation de 7 pays dont deux du Burkina Faso, à savoir Imagine et l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS-Studio école). Elle a relevé la nécessité de fédérer ces instituts en Afrique afin de leur donner plus de liant. La ministre française a préconisé également de mettre l’accent sur la formation des intervenants dans la chaîne de production cinématographique.
« Le FESPACO représente pour nous Français issus de l’immigration maghrébine en l’occurrence, un espace pour décoloniser la culture et les imaginaires (...) », a révélé la ministre qui connaît le monde du cinéma pour y avoir passé plus de 20 ans comme réalisatrice. La Francophonie, elle, est un espace de 77 pays qui partagent la langue française avec 220 millions de locuteurs actuellement, et 800 millions (dont 80% en Afrique) en 2050 selon les projections. C’est un espace qui l’a toujours concernée, a dit la ministre qui se félicite d’appliquer la volonté du président français, François Hollande qui est au cœur de ce projet qu’est la Francophonie. Pour la ministre française, le président François Hollande qui fait partie d’une génération post-décolonisation, a une vision d’une Afrique indépendante, d’une Afrique à hauteur d’homme. Elle en veut pour preuve que lors de ses voyages sur le continent, notamment à Kinshasa en République démocratique du Congo, le président Français a manifesté sa volonté de considérer l’Afrique en « partenaire ». Elle a annoncé que dans le cadre du renforcement du partenariat entre la Francophonie et le cinéma africain, le ministre burkinabè de la Culture sera invité à Paris.

Souleymane SAWADOGO

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