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Lutte contre la sécheresse : le PROGIS/AO entre en scène
Publié le vendredi 30 janvier 2015  |  LeFaso.net




Ouagadougou abrite du 28 au 29 janvier 2015, l’atelier de lancement du projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest (PROGIS/AO). Présidée par M. Ouébabéni YE, conseiller technique du ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire, la cérémonie a réuni des experts de la sous-région, d’Europe et d’Asie autour de la problématique de la résilience à la sécheresse.

Venus du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Suède, de la Suisse et de Taïwan, une quarantaine de participants réunis à Ouagadougou prennent part à l’atelier de lancement du projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest (PROGIS/AO). Ce projet, lancé le 13 mars 2013 par le Partenariat mondial de l’eau dont la partie ouest-africaine est présidée par le Professeur Abel Afouda ; et l’organisation météorologique mondiale (OMM), ici représentée par José Camacho, a pour but d’améliorer le suivi et la prévention de la sécheresse en suivant une approche de gestion intégrée des ressources en eau. Aussi, le projet a pour objectif d’orienter les acteurs concernés et de diffuser les connaissances scientifiques et les meilleurs pratiques en matière de gestion intégrée de cette catastrophe naturelle.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont les trois pays concernés par la mise en œuvre du PROGIS/AO avec néanmoins un partage des connaissances dans le reste de la sous-région. Financé par la coopération danoise à hauteur de 704 903 euros soit près de 460 millions de FCFA, le projet est prévu pour s’étendre sur trois ans à compter de 2015. Et cette année, c’est le somme de près de 8 millions de F CFA qui servira entre autres à l’évaluation des plans et stratégies, à la conception des projets pilotes. 2016 et 2017 seront consacrées à la mise en œuvre desdits projets, des plans des investissements ou encore à la revue des stratégies et plans nationaux et régionaux. Les résultats attendus au terme du projet sont entre autres la découverte de nouvelles solutions innovantes en matière de gestion de la sécheresse, la levée de nouvelles sources de financement, et le partage des acquis dans le reste de la région ouest- africaine.

« Le monde doit agir »

La sécheresse étant liée à un manque de pluie, on comprend aisément la préoccupation du Pr Abel Afouda qui pense que « le monde doit agir » après que certains objectifs du millénaire pour le développement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement n’ont pas été atteints. Et il a appelé l’ensemble des participants à plaider pour que cette denrée sans laquelle aucun développement n’est possible, soit au cœur des préoccupations des Nations Unies. Car plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès à un service d’assainissement tandis que plus de 35 millions de personnes meurent chaque année à cause des maladies hydriques. Et Louis Pasteur l’avait dit « Nous buvons 90% de nos maladies ».

Le conseiller technique dans la même lancée que le représentant de l’OMM, a exhorté les participants à examiner sur les documents qui seront soumis lors des travaux de cet atelier, et a émis le souhait de voir les Etats se doter d’outils efficaces pour lutter contre la sécheresse, et du même coup lutter contre la pauvreté.

Herman Frédéric BASSOLE
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