Société
Brigade Ville de Kosyam : Coup d’arrêt pour deux sicaires
Publié le mercredi 28 janvier 2015 | Aujourd`hui au Faso
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La brigade ville de gendarmerie de Kosyam a animé un point de presse, dans la soirée du mardi 27 janvier 2015. Cette rencontre avec les médias a été l'occasion pour les services de cette section de la gendarmerie nationale, de présenter deux malfrats au mode opératoire qui sort de l'ordinaire.
«C'est un fait inhabituel, il s'agit de deux individus qui emploient une nouvelle méthode pour flouer leurs victimes», a déclaré d'entrée, le capitaine Paré, commandant de la brigade. Selon l'officier chargé de l'enquête, l'adjudant-chef-major, Abdoulaye Sawadogo, les faits remontent au mois de décembre 2014, lorsque «dans la nuit de la saint-sylvestre, un opérateur économique, basé à Boulsa, reçoit la visite de délinquants à son domicile. Cette descente s'avère infructueuse, leur cible étant absent. Ils rebrousseront chemin, non sans avoir séquestré les autres membres de la famille».
Après avoir échappé à ces bandits, l'opérateur économique se confie à la brigade ville de gendarmerie de Kosyam, dans la matinée du 3 janvier 2015. Ces derniers, à en croire l'adjudant-chef-major Sawadogo, n'en démordant pas, reviendront à la charge dans la nuit du 3 janvier 2015, cette fois à Ouagadougou. Une fois de plus, ils manqueront leur cible qui échappe de nouveau. Déterminés à ne rien lâcher, ils procèdent à présent, par des appels téléphoniques empreints de menaces à l'endroit de la victime. Ainsi, le 10 janvier dernier, il reçoit un appel qui lui rappelle les faits des 30 décembre 2014 et 3 janvier 2015. Ordre lui est donné de transférer la somme d'un million cinq cent mille (1 500 000) francs CFA par Airtel Money, le 12 janvier, au même numéro, dans les cinq minutes suivantes, s'il tient au bien-être de sa famille.
Mise à contribution par la victime tourmentée par cette traque qui ne s'estompe pas, la gendarmerie se déporte sur les lieux et à l'issue des enquêtes, mettra la main le 20 janvier, sur deux suspects à Boulsa, grâce au concours des opérateurs de téléphonie mobile. La perquisition au domicile d'un des malfrats, confirmera cette suspicion. Une cartouche d'un fusil de chasse calibre 12 et douze puces téléphoniques seront découvertes. L'arme sera par la suite, récupérée des mains d'un ami du suspect résidant à Tougouri. Pour ce qui est des deux suspects mis aux arrêts, l'adjudant-chef précise qu'il s'agit «d'un enseignant en poste à Boulsa ayant pour complice un particulier en formation dans un centre de formation agricole dans la même province, qui attendent d'être déférés à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou».
Face à cette nouvelle pratique des délinquants, le capitaine Issa Paré, commandant de la brigade, appelle les populations à plus de vigilance et les exhorte à renforcer la collaboration avec les forces de l'ordre pour barrer la route à cette nouvelle forme de délinquance.
Dramane KONE
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