Chaque année, 75 écoliers, français pour la plupart, sillonnent les villes et les campagnes du Sahara, de l’Afrique de l’Ouest et du Burkina. Au-delà des dons en fournitures qu’elle apporte, cette caravane dite « les écoles du désert » entend semer la graine de la paix par la promotion de la solidarité internationale entre les peuples français et burkinabè. Au cours d’une cérémonie marquant la fin de ce séjour sur nos terres, un vibrant hommage a été rendu aux initiateurs de cette caravane. La cérémonie qui a eu lieu à Bobo-Dioulasso, le dimanche 30 décembre 2012 était placée sous le patronage de la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, représentée par le haut-commissaire du Houet, Nandi Somé.
La caravane « les écoles du désert » est saluée par les autorités en charge de l’éducation nationale.
Pour la ministre dont le mot a été présenté aux caravaniers par le haut commissaire du Houet, l’initiative des « écoles du désert » de doter de façon itinérante les écoles des zones rurales souvent inaccessibles participe d’une part à la promotion de la scolarisation des enfants dans les zones rurales et d’autre part à créer des conditions de saines émulations favorables au succès. Une situation qui pourrait, selon toujours la première responsable de ce département, relever le niveau de l’enseignement de base qui a connu ces dernières années des efforts importants notamment, dans la scolarisation dans les zones rurales de notre pays.
« Les écoles du désert » ont un impact réel et les différentes étapes de la caravane sont des moments de folie selon les initiateurs qui considèrent cela permet également de promouvoir la solidarité entre les peuples rencontrés « ici, nous avons des cultures différentes et un des objectifs de cette caravane est de montrer les vraies réalités de la scolarisation en Afrique, nous ne devons pas mentir aux écoliers », a expliqué Alain Grosman qui reconnait avec la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation que les échanges qui se déroulent entre enfants issus de réalités socio culturelles différentes constituent une source de richesse en termes d’amour pour son prochain et de partages d’expériences.
En 21 ans, la caravane a sillonné 13 fois notre pays et c’est en considération des actions d’éducation et de solidarité « des écoles du désert » et pour marquer la reconnaissance du peuple burkinabè qu’il a plu au président du Faso d’élever Philipe Bourièz, Alain Grosman et son épouse Danielle Grosman, tous les trois initiateurs au grade de chevalier de l’ordre des palmes académiques