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Le Quotidien N° 1031 du 5/4/2014

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Congrès du MPP : attention au syndrome de l’albatros !
Publié le samedi 5 avril 2014   |  Le Quotidien


Politique
© Le Quotidien par Bénéwendé Bidima
Politique : premier face-à-face du MPP avec la presse
Mardi 28 janvier 2014. Ouagadougou. Les premiers responsables du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont animé une conférence de presse pour présenter leur parti et se prononcer sur la situation socio-politique nationale. Photo : Roch Marc Christian Kaboré, président du MPP


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Après l’euphorie des premiers jours, le Mouvement du peuple pour le progrès fait face à sa première grande épreuve. La tenue du congrès, ce week-end, loin d’être un banal exercice démocratique interne, sera un véritable test pour le jeune parti aux ambitions présidentielles. Parce que ce sera le véritable point de départ de sa marche vers Kosyam, où il se voit déjà installé à l’issue de la présidentielle de 2015, ce premier congrès ordinaire du MPP doit marquer positivement les esprits.

D’abord, il doit donner le ton de la ligne politique du parti et de son projet de société. Mais de cela, peu de Burkinabè en ont cure.

Ils s’intéressent peu à l’idéologie et à la vision d’un parti. C’est sur la composition de l’équipe dirigeante donc que tous les regards seront braqués.

La grande question est de savoir comment le MPP va gérer l’une des grandes vagues de migration politique qu’un parti politique n’ait connue au Burkina. Comment mettre en place un bureau à la fois cohérent, représentatif et efficace ? Assurément, les tractations seront âpres et Roch Marc Christian Kaboré devra faire appel à tout son sens de gestionnaire et de politique aguerri, pour arbitrer entre militants venus de toutes parts, et éviter l’indigestion au parti. Il faut savoir dompter les ambitions des uns et des autres, pour les canaliser vers un seul but : fortifier le parti pour le rendre encore plus performant. Il faut aussi savoir faire un savant dosage en matière de genre et d’âge. La principale critique émise contre le bureau issu de l’Assemblée générale constitutive du parti étant la moyenne d’âge trop élevée des membres. Dans tous les cas, la capacité du parti à affronter les défis futurs dépend de la composition de la nouvelle équipe dirigeante.

Evidemment, d’aucuns se demanderont si un parti où tout le monde accourt, ne sera pas trop lourd et trop compliqué à diriger. Il ne doit pas être l’albatros de Charles Baudelaire, dont les « ailes de géant l’empêchent de marcher ». Une fois l’équation de la mise en place du bureau résolue, il va donc falloir s’atteler à mettre tout ce monde en ordre de bataille. Il s’agit en effet de faire appliquer les directives du parti dans l’ordre et la discipline. Mais en même temps, l’écoute de la base doit être un élément essentiel de gouvernance pour Roch. Car après avoir quitté le CDP pour disent-ils sa mauvaise gestion, les leaders du MPP ont le devoir de montrer l’exemple en gérant démocratiquement le parti.

La première rupture d’avec le CDP viendra donc de la gestion du parti. Le MPP partageant la même ligne social-démocrate du CDP dont il est issu, cela a fait dire à ses détracteurs qu’il ne constitue pas une alternative au parti au pouvoir. Il appartient donc à Roch de prouver qu’il ne s’agit pas d’un CDP-bis. Déjà, ses prises de position sur les grandes questions de l’heure ne devraient pas laisser de doute sur la nature du MPP : un parti radicalement opposé au CDP sur le Sénat et l’article 37. En principe, ces deux points antagoniques devraient suffire à donner un blanc-seing au MPP.

Mais au Burkina, la plupart des gens sont devenus des Saint-Thomas : ils veulent voir pour croire. Le gros travail d’information entrepris depuis la création du MPP doit donc se poursuivre, en allant jusque dans le plus petit hameau, s’il veut attirer le maximum de personnes à sa cause.

Mais le MPP doit aussi, tout en s’implantant, préparer la présidentielle de 2015. Un double challenge qui nécessitera un surcroit de travail pour le parti, face aux poids lourds déjà bien installés comme le CDP, l’UPC et l’ADF/RDA. En fait, le MPP a engagé une véritable course contre la montre. Il doit en un an et demi tracer les sillons de sa victoire électorale. Plus facile à dire qu’à faire .

La rédaction



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