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Journée internationale de la femme : la communauté burkinabè de France se retrouve à l’ambassade
Publié le vendredi 28 mars 2014   |  Ambassade


La
© Ambassade par DR
La communauté burkinabè vivant en France a célébré en différé la Journée internationale de la femme le dimanche 23 mars 2014 à Paris à l`ambassade du Burkina


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Le dimanche 23 mars 2014, a été célébrée au 159, Boulevard Haussmann, la Journée internationale de la Femme, édition 2014. La communauté burkinabè, les amis et partenaires du Burkina Faso, ont pris d'assaut les locaux de l'Ambassade, qui a refusé du monde. Placée sous le signe de la problématique du financement de l'entreprenariat féminin, cette journée a été ponctuée par une conférence animée par M. Cvetan CVETKOVSKI, haut fonctionnaire au Cabinet de la Directrice générale de l'UNESCO, et Mme Rasmata SAWADOGO, Consultante formatrice en gestion de carrière.


Cette commémoration à Paris vise, selon l'Ambassadeur TIARE, patron, de la cérémonie, à souligner aussi les difficultés que rencontrent les femmes de la diaspora burkinabè en France, à accéder au crédit. Les difficultés de financement de l’entreprenariat féminin nécessitent que des actions vigoureuses soient entreprises, et c’est dans ce sens, que sur le plan national, des engagements ont été annoncés par le Premier ministre Luc Adolphe TIAO, le 8 mars dernier, à Banfora. (NDLR : des mesures ont été prises par le conseil des extraordinaires des ministres du 24 mars dernier, avec le renforcement des ressources des fonds nationaux de financement de l’entreprenariat féminin, par la mise en place d’une ligne de crédit de cinq (5) milliards F CFA et d’un fonds de garantie aux prêts bancaires de cinq cent millions (500 000 000) F CFA )
Les actions du gouvernement en faveur de la femme traduisent, selon l’Ambassadeur, le fait que « la prise de conscience sur l’importance et le rôle de la femme dans le développement du pays est réelle » L'édition 2014 de la Journée internationale de la femme avait pour marraine, Mme Karidia FRIGITT/KONATE, Consul honoraire du Burkina Faso à Madrid, qui a fait le déplacement de Paris pour la circonstance.

Pour cette grande Dame, qui fait sienne la volonté d’œuvrer à la protection de ses compatriotes, il incombe que les schémas traditionnels de nos sociétés, depuis les fondamentaux liés à l’éducation, soient revisités, pour une meilleure prise en compte de la femme. Les clichés des garçons qui ne doivent pas jouer à la poupée, parce que justement cela doit être strictement réservé à la fillette, sont donc à reconsidérer, si l’on veut équitablement redistribuer les rôles.

La conférence qui a suivi la cérémonie d’ouverture, a permis de camper un certains nombres de problèmes, en rapport avec la thématique retenue cette année au Burkina Faso.
M. Cvetan CVETKOVSKI a entretenu l’assistance, sur les actions entreprises par l’UNESCO, qui fait de l’égalité des genres, une priorité globale.

Principe inhérent aux droits de l’Homme, l’égalité des genres est en bonne place dans le plan d’action 2014-2021 de l’organisme spécialisé des Nations-unies. Tous les grands programmes, touchant à l’éducation, aux sciences exactes, aux sciences sociales et humaines, à la culture, à la communication et à l’information, sont imprégnés de ce principe d’égalité.

Quant à Mme Rasmata SAWADOGO, elle a axé sa communication sur l’entreprenariat féminin en France et au Burkina Faso. Nourrie de sa double connaissance des réalités française et burkinabè, la communicatrice relèvera que, de façon globale, les problèmes sont peu ou prou identiques, sous les deux latitudes. Les 9% d’entreprises qui sont gérées par les femmes au Burkina Faso sont des proportions qui peuvent être extrapolées. Quoiqu’il en soit, on relève ici et là, à travers le monde, la mise en place de mécanismes institutionnels favorisant l’engagement des femmes dans le domaine de l’entreprenariat.

L'organisation pratique de la journée a été assurée par le personnel féminin de l'Ambassade et du Consulat général. Elles ont relevé le défi organisationnel, en insufflant une chaleur conviviale à la journée, au rythme des sonorités musicales du pays et des saveurs du terroir, malgré la grisaille de la météo, en cette période de l’année.


Romain Auguste BAMBARA

Attaché de Presse, Ambassade du Burkina Faso à Paris

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