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Sidwaya N° 7621 du 26/3/2014

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Gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest: Un nouveau partenariat pour une meilleure préservation de l’environnement
Publié le mercredi 26 mars 2014   |  Sidwaya


Salif
© Autre presse par DR
Salif Ouédraogo, ministre de l’Environnement et du Développement durable


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Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Salif Ouédraogo, a ouvert, le lundi 24 mars 2014 à Ouagadougou, l’atelier de lancement du programme de Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’ouest (PAGE). Les travaux se dérouleront du 24 au 28 mars 2014.

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, fait face à une dégradation de plus en plus aigüe de son environnement. C’est fort de ce constat que l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN), par le biais de son nouveau programme, le Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (PAGE), entend trouver des solutions pragmatiques aux problèmes environnementaux et de développement. A cet effet, le ministre en charge de l’environnement, Salif Ouédraogo, a lancé officiellement ce programme, le lundi 24 mars 2014 à Ouagadougou au cours d’un atelier. Selon le directeur général de l’UICN, Aimé J. Nianogo, le PAGE est un programme régional qui vise l’amélioration des conditions de vie des populations de l’Afrique de l’Ouest, et ce, grâce à des politiques et à un cadre institutionnel environnemental renforcés. A l’entendre, ce partenariat s’appuie sur les acquis de l’Initiative pour la réduction de la pauvreté et la gestion de l’environnement (PREMI), dont il assure la continuité. Par ailleurs, il considère le partenariat comme un ensemble d’actions à différentes échelles géographiques et entreprises par un consortium de partenaires pour promouvoir des pratiques, des approches et une gouvernance à même de renforcer la conservation des ressources naturelles. Aussi, il a affirmé qu’à travers le PAGE, l’UICN entend relever un des plus grands défis environnementaux auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontée. Selon ses explications, cela réside dans la nécessité de réconcilier les besoins de développement avec la gestion durable des ressources naturelles. Et de poursuivre : « Aujourd’hui, il y a un besoin urgent de valoriser la biodiversité au bénéfice de la réduction de la pauvreté ». Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Salif Ouédraogo, a rappelé la situation alarmante de l’état actuel des forêts au « pays des Hommes intègres ».

La mise en œuvre du PAGE

« Le Burkina Faso perd chaque année 110 000 ha de forêts, 300 000 ha de terres qui deviennent impropres à la production… », a indiqué le premier responsable du MEDD. En outre, il s’est réjoui de l’avènement de ce nouveau programme pour le pays dans la mesure où il contribuera à la consolidation du processus de décentralisation déjà amorcé dans les différents Etats, également facilitera l’apprentissage des populations à une exploitation rationnelle des forêts. A entendre Aimé J. Nianogo, le PAGE s’appuie sur des institutions internationales, sous-régionales, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Egalement, il se base sur des organismes des bassins tels que l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) l’Autorité du bassin du Niger (ABN), et l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS). Il a par ailleurs expliqué que les activités du nouveau programme se refléteront à travers trois (3) composantes que sont l’application des législations et des politiques régionales, la gouvernance partagée, l’amélioration de l’Etat des écosystèmes pour l’adaptation aux changements climatiques et la lutte contre la pauvreté, aussi celle de la mobilisation des connaissances environnementales et le renforcement des capacités des acteurs. Aimé J. Nianogo a mentionné que la stratégie de mise en œuvre du PAGE s’articule autour de l’appui aux institutions étatiques, du soutien aux acteurs locaux dans la recherche de solution technique. Prévu pour une durée de 5ans, le PAGE est financé par la Coopération suédoise à travers l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI) à hauteur de 5 millions d’euros, soit environ 3 279 750 000 F CFA.

Issa KARAMBIRI
Aïssata Laure G. SIDIBE
(Stagiaires)

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