Bobo-Dioulasso – « Djatiguila », un spectacle du chorégraphe burkinabè Salia Sanou sur la « paix » et la « tolérance » a ouvert samedi la 17ème édition de la semaine nationale de la culture, le plus grand festival culturel du Burkina, a constaté l’AIB.
« Jatiguila » ou « l’hospitalité », dans une installation scénographique sobre, met en relief des valeurs comme la « paix », le « calme » et la « sérénité », a expliqué M. Sanou.
Pour lui, c’est une « invite au dialogue » des différents acteurs de la société, alors que la succession du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et dont le mandat s’achève en 2015, fait monter la tension dans ce pays.
Une tension également évoqué par l’artiste musicien Smarty, dont les paroles extraites de son titre « le chapeau du chef » évoquant la succession d’un monarque, a arraché les acclamations des quelques milliers de personnes présentes au stade omnisport Sangoulé Lamizana de Bobo Dioulasso (360 km, ouest).
« Il faut savoir s’écouter, discuter ensemble pour une vision lointaine, grandir ensemble et se tolérer », a plaidé le chorégraphe.
La SNC, dont la 17ème édition est placée sous le thème "promouvoir l’économie de la culture pour une contribution au développement durable", a pour objectif de favoriser l’expression des potentialités culturelles du patrimoine national.
Des milliers de festivaliers pourront admirer, pendant une semaine, 2000 artistes -dont 1500 en compétition dans cinq catégories- représentants des troupes de danse et de musique traditionnelles venues des treize régions du pays et de la diaspora.
Créée en 1984, la SNC est un creuset de la culture burkinabè, contribuant à l’émergence et à l’essor de milliers d’artistes, d’écrivains et de sportifs.