La commission nationale de gestion des ressources phytogénétiques a organisé le mardi 4 février 2014, à Ouagadougou, une assemblée générale afin d’examiner son plan d’action 2012-2016.
Depuis le début du 21e siècle, quelque 75% de la diversité génétique des plantes cultivées ont été perdues et sur 80 000 espèces comestibles vivantes dans les forêts tropicales africaines, à peine 12 espèces végétales et 5 espèces animales fournissent plus de 50% de l’alimentation de l’humanité selon la FAO. Et c’est pour insuffler une dynamique d’interaction, de collaboration intra et interinstitutionnelle pour une meilleure galvanisation des actions de 2012-2016 que se tient, ce mardi 4 février 2014, l’assemblée générale de la Commission nationale de gestion des ressources phytogénétiques (CONAGREP). Dans son discours, lu par le Secrétaire général (SG) du Ministère de la recherche scientifique et de l’Innovation (MRSI) Relwindé Maxime Compaoré, le ministre Gnissa Isaïe Konaté a indiqué que la tenue de cette rencontre se veut être une composante importante dans une chaîne d’événements scientifique et politique destinés à renforcer la reconnaissance de la valeur des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, mais aussi, à asseoir un système de gestion convergente au plan national au bénéficie de tous les acteurs.
Il a ensuite rappelé l’importance de ces ressources phytogénétiques pour le monde qui se définissent comme étant l’ensemble de tous les combinaisons génétiques héritées et/ou produites au cours du processus de son évolution. Pour lui, la gestion des ressources phytogénétiques sont indispensables car elles constituent l’essentiel de l’alimentation de la population mondiale. « Le Burkina Faso constitue un centre de diversité phytogénétique très riche tant du point de vue du climat, des sols que des cultures », a affirmé le ministre Konaté. Il a souligné que les ressources phytogénétiques jouent un très grand rôle dans l’agriculture burkinabè et sont à la base de l’accroissement des rendements agricoles. Et c’est au regard de l’importance que représentent ces ressources, que le ministre Konaté a estimé que leur conservation et leur utilisation demeurent une nécessité pressante tant sur le plan national qu’international. Pour y parvenir, il a préconisé la mise en place d’une structure nationale forte qui fédère les efforts des acteurs nationaux œuvrant dans le domaine des ressources phytogénétiques. Il a souhaité que la présente rencontre serve non seulement de cadre pour le renforcement de l’approche convergence institutionnelle, mais aussi pour une meilleure consolidation des liens entre les besoins et les priorités identifiés par la communauté rurale et les scientifiques.