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L’Observateur Paalga N° 8543 du 23/1/2014

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    Situation nationale : Et voici venu le Front républicain
    Publié le vendredi 24 janvier 2014   |  L’Observateur Paalga




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    On l’avait annoncé dans notre rubrique Une Lettre pour Laye du vendredi 10 janvier dernier. C’est effectif, la création du Front républicain a été rendue publique hier jeudi 23 janvier 2014 à Splendid Hôtel. A cette conférence de presse, grande fut la surprise des hommes de médias en accédant à la salle située au 4e étage : en effet, il y avait au présidium, Assimi Koanda du CDP, Hermann Yaméogo de l’UNDD, Toussaint Abel Coulibaly de l’UPR, Ram Ouédraogo du RDBF, Amadou Diemdioda Dicko de la CFD et Alain Zoubga de l’Autre Burkina. Dans la salle, on pouvait apercevoir d’autres responsables de partis d’opposition tels que Maxime Kaboré du PIB et certains même qui semblaient avoir pris leur retraite politique à l’image de Nayabtigoungou Congo de l’ex-MTP.

    Comme on peut bien s’imaginer aisément avec la conjoncture politique, les confrères ont massivement répondu présent à ce qui a été annoncé comme une conférence de presse du CDP. Que nenni. Il s’agissait plutôt d'une autre, consacrée à la création d’un Front républicain. «Le contexte politique national actuel, caractérisé par les débats et les opinions divergentes sur les réformes, notamment sur la forme et la mise en place du Sénat, ou encore la question récurrente de l’article 37, obligent les partis à des réflexions et à des actions pour préserver la cohésion sociale et la stabilité», a déclaré Michel Ouédraogo du service de communication du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) pour justifier la création de ce front. Ainsi «pour éviter à notre pays de compromettre sa stabilité et son avenir, des partis politiques, soucieux de la promotion des valeurs républicaines, ont convenu de mettre en place une plate-forme de concertation et d’actions collégiales sur des questions essentielles de la nation», a ajouté le lecteur de la déclaration liminaire.

    Ce Front républicain, rassemblant majorité et opposition, répond, de l’avis de ses géniteurs, à «l’offre de modernisation démocratique dans notre pays qui doit prendre appui sur le renforcement du dialogue politique et le compromis dynamique et constructif dans la gestion du pouvoir d’Etat».

    Un mariage fondé sur des sentiments réels

    Cette structure, portée sur les fonts baptismaux par une quarantaine de partis de tous les bords, se donne pour objectifs de : «défendre et de promouvoir les valeurs républicaines, la Constitution et la paix ; contribuer et participer à la mise en œuvre concertée des réformes consensuelles issues des assises nationales du CCRP ; mettre en place et animer des concertations sur des questions essentielles de la nation ; veiller à la justice et à l’équité sociale dans les politiques publiques et dans les modes d’administration des structures de l’Etat ; cultiver le dialogue républicain comme mode de résolution de nos contradictions et des divergences internes dans notre pays ; asseoir la bonne gouvernance, notamment la gestion axée sur les résultats au sein de nos institutions publiques».

    A en croire Assimi Koanda, la présence, côte à côte, de partis d’opposition et de la majorité présidentielle dans le Front républicain n’est ni un mariage de raison ni un mariage circonstanciel, «il s’agit juste d'un mariage, et qui parle d’union parle forcément de sentiment. Il y a mariage quand il y a engagement de loyauté et de fidélité. Cela dit, à l’intérieur du Front, chaque parti garde son autonomie». Quant au chantre de la Constituante, le maître à penser de l’UNDD, Hermann Yaméogo, il a fait savoir aux journalistes que «la question du Front républicain ne date pas d’aujourd’hui, il était déjà d’actualité à l’époque du Front populaire. Et il y a des partis qui ont toujours parlé de pacte transversal, d’union nationale. Je félicite donc le CDP, car quand on gouverne, il faut savoir écouter, étant donné qu’on n’a pas le monopole des idées». Selon lui, le Front républicain est l’œuvre de sa vie.

    Avec la création de ce Front républicain, on revient à cette époque des confrontations entre la Convention des Forces Démocratiques (CFD) et l’Alliance pour le Respect et la Défense de la Constitution, (ARDC) : la première exigeait la tenue d’une conférence nationale souveraine et la seconde ne voulait pas en entendre parler. Cette guéguerre entre pro et anti-conférence nationale souveraine s’est traduite par des manifestations sociopolitiques, notamment des marches et contremarches. S’achemine-t-on vers un remake du début des années 90 ? La question mérite d’être posée quand on sait que, dans la situation politique actuelle, même si les frontistes ne veulent pas l’entendre de cette oreille, deux blocs s’affrontent autour de la question du Sénat et de l’article 37.

    «Personne ne peut nous donner des leçons d’opposition»

    Visiblement, les opposants membres du Front républicain n’aiment pas que l’on s’interroge sur leur réelle position sur l’échiquier politique. En effet, à la question de savoir s’ils ne confirment pas ce que les uns et les autres ont toujours dit d’eux, à savoir qu’ils ne sont pas véritablement de l’opposition, les frontistes se braquent quasiment tous. Illustration avec ces propos de Ram Ouédraogo : «Je pensais m’être fait comprendre le 4 janvier dernier (NDLR : il a animé une conférence de presse à cette date) sur la question de l’opposition. Personne ne peut me donner des leçons en la matière. Les opposants historiques du Burkina sont à cette table. Ceux qui se disent opposants aujourd’hui ne l’étaient pas quand nous nous faisons tuer sous la Révolution. Il y a des gens ici qui veulent devenir président du Faso, moi, je veux le devenir, donc je suis opposant. Je le répète, celui qui me traite d’opposant mouton encore, je l’assigne en justice». Voilà qui est clair maintenant.

    M. Arnaud Ouédraogo

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