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Sidwaya N° 7576 du 7/1/2014

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Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Patiendé Arthur Kafando : « Nous voulons organiser les différentes activités de l’artisanat à partir de la Chambre des métiers »
Publié le mardi 7 janvier 2014   |  Sidwaya


Semaine
© Le Quotidien par Bénéwindé Bidima
Semaine nationale de l`internet : l`emploi des jeunes au menu de la 9e édition
Vendredi 25 octobre 2013. Ouagadougou. Salle des banquets de Ouaga 2000. Le ministre de l`Industrie, du Commerce et de l`Artisanat, Arthur Kafando, a donné le coup d`envoi de la 9e édition de la Semaine nationale de l`internet (SNI) qui se déroule du 25 octobre au 2 novembre sous le thème "TIC et emploi des jeunes". Photo : Arthur Kafando, ministre de l`Industrie, du Commerce et de l`Artisanat et représentant du Premier ministre à la cérémonie


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La Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina a trois ans d’existence. Elle a tenu sa deuxième assemblée générale de l’année, le mercredi 18 décembre 2013. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le ministre de tutelle de cette structure, Patiendé Arthur Kafando décline les raisons qui ont prévalu à sa création, ses acquis, ses insuffisances et ses perspectives.

Sidwaya (S.) : Qu’est-ce qui a motivé la création de la Chambre des métiers ?

Patiendé Arthur Kafando (P.A.K.) : C’est au regard de l’importance du secteur qui mobilise près de deux millions de personnes voire plus qui a conduit les premières autorités à organiser ce secteur pour lui apporter plus de moyens, non seulement au niveau organisationnel, dans le renforcement de la compétence et au niveau du renforcement des relations des différentes composantes que sont les acteurs des organisations professionnelles, l’administration et des élus. La volonté est de faire de cette structure, un instrument qui apporte un plus au développement du Burkina Faso.

S. : En trois ans d’activités que retenez-vous comme acquis ?

P.A.K : Si nous n’avions pas procédé à l’organisation de ce secteur aujourd’hui, nous pourrions voir les acteurs qui allaient être en train de se débrouiller comme ils pouvaient dans tous les sens. Mais aujourd’hui, le fait d’avoir une structure faîtière et des organisations professionnelles renforcer les capacités des acteurs, en termes de savoir-faire, de professionnalisme, de pouvoir poser les problématiques de leur activité est positif. Nous touchons à partir de la Chambre des métiers les différents acteurs qui sont organisés, de la base au sommet. Nous pouvons aussi dire que cela permet au gouvernement d’intervenir de façon organisée dans le secteur, en leur confiant des activités qui sont dans le programme présidentiel, comme l’opération cent mille charrues qui leur a permis d’améliorer leur savoir-faire, d’avoir plus de revenus et l’opération tables-bancs du Ministère de l’éducation nationale et bien d’autres activités. La chambre a aussi pu améliorer les compétences des élus et de son administration. Nous nous félicitons qu’elle arrive à conduire efficacement, les activités. Nous avons le registre des métiers qui a été mis en place et bien d’autres activités qui ont été bien conduites.

S. : Quelles perspectives entrevoyez-vous pour permettre à la chambre de jouer pleinement son rôle ?

P.A.K. : Nous voulons d’abord, travailler à ce que cette jeune Chambre des métiers se renforce. Au niveau central, nous nous félicitons que l’administration marche. Nous devons veuiller à ce qu’au niveau déconcentré dans les régions, les structures déconcentrées soient mises en place. Qu’elle puisse être le relais dans les treize régions du Burkina Faso, pour prendre en compte les besoins spécifiques des artisans dans ces localités. Nous devons aussi veuiller à ce que la question du renforcement des capacités soit revue à ce niveau. Mais aujourd’hui, l’accompagnement de la Chambre des métiers par la Chambre de commerce et d’industrie par les différents ministères de la question, à savoir le Ministère de l’économie et des finances, du Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et des partenaires techniques et financiers est une réalité. Mais, les actions ne sont pas suffisantes.
Il faut que nous travaillions à ce qu’il y ait une meilleure connaissance de la Chambre des métiers, de ses activités et aussi voir comment nous pouvons créer un véritable partenariat entre les artisans du Burkina Faso et les organisations faîtières et d’autres structures, tant au niveau national qu’au niveau sous-régional et international.
La mise en place d’un certain nombre d’instruments et d’outils va permettre d’atteindre une certaine efficacité dans le secteur de l’artisanat, lorsqu’ils seront adoptés. Nous travaillons à atteindre tous ces objectifs.

S. : Peut-on dire que la Chambre des métiers remplit ses missions ?

P.A.K. : Si nous n’avions pas organisé et structuré le secteur de l’artisanat, il fallait rapidement y aller, parce que nous avons déjà engrangé un certain nombre de réussites. Mais l’accompagnement n’est pas à la hauteur de ce que nous souhaitions.
Dans les programmes à venir, il faudra que nous continuions à soutenir cette chambre.
Nous lançons un appel à nos partenaires techniques et financiers à les soutenir, parce qu’ils sont environ deux millions de personnes et contribuent à 30% au Produit intérieur brut (PIB). Cela n’est pas négligeable. Le gouvernement doit aussi prêter plus d’attention à ce secteur.

Propos recueillis par
Steven Ozias KIEMTORE

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