Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Burkina Faso    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



L’Observateur N° 853 du

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment



Société

‘’Le Burkina Nouveau’’ en Côte d’Ivoire : Quand un colonel prêche la paix à Koumassi
Publié le jeudi 5 decembre 2013   |  L’Observateur


Le
© L’Observateur par DR
Le colonel-major Yacouba Ouédraogo président de l’association ‘’ Le Burkina Nouveau’’


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Après Paris en septembre dernier, l’association ‘’ Le Burkina Nouveau’’ pour la paix, la réconciliation et le progrès a mis le cap sur les bords de la lagune Ebrié. Le président de ladite structure n’est autre que le colonel-major Yacouba Ouédraogo, qui n’est pas allé combattre dans ce pays comme pourraient le penser certains, vu qu’il est un homme de tenue. Au contraire, il est allé prêcher la paix à Koumassi où il a installé, le 30 novembre 2013, la section Côte d’Ivoire qui est confiée à André Nahikiga.

‘’Qui est celui qui vient du Faso pour parler de paix en Côte d’Ivoire ? Je n’ai jamais vu cela et même s’il pleut, j’attendrai pour le voir’’.

Ces paroles sont d’un homme d’un certain âge qui causait avec d’autres personnes sous un arbre à proximité de la place Inch’Allah, lieu de la cérémonie. Il était onze heures passées et la moiteur de l’air incommodait plus d’un. On craignait, au fil des heures, qu’une averse ne survienne, puisque dès les premières lueurs du jour le ciel était couvert. A Abidjan, le temps est souvent changeant et il faut être prêt à tout moment pour se prémunir contre la pluie.

A notre arrivée, la foule avait pris d’assaut les tentes dressées un peu partout pour la circonstance. Ce qui nous frappe, de prime abord, c’est la forte présence des têtes couronnées venues des différents quartiers de Koumassi.

A quelques distances des chefs coutumiers, la joie visible des femmes burkinabè portant des tee-shirts de l’association ‘’ Le Burkina Nouveau’’ pour la paix, la réconciliation et le progrès en dit long. On voit, par leur nombre impressionnant, qu’elles ont été mobilisées pour la manifestation de même que des jeunes et des vieux qui ne passent pas inaperçus.

A voir ce monde, on se croirait à une fête foraine. Au moment où nous cherchons en vain à nous installer, on annonce l’arrivée du président de l’association ‘’ Le Burkina Nouveau’’ pour la paix, la réconciliation et le progrès, le colonel-major Yacouba Ouédraogo, accompagné du parrain Philippe Légré, ancien ministre des Sports ivoirien. L’assistance, aussitôt, se met debout. Le bruit des acclamations arrive jusqu’à nous pendant que la fanfare de Koumassi distille des notes agréables.

Les deux hommes, à leur passage, saluent les notables et ceux qui ont eu la chance d’être au premier plan. A cet instant, nous nous demandons quel a pu être l’état d’âme du causeur que nous avons entendu il y a un moment.

Peu de temps après, Yac et le parrain prennent place. Le programme annoncé, l’un des deux présentateurs informe l’assistance que le maire de Koumassi, Raymond N’dohi Yapi, vient

Légré magnifie Blaise et Alassane

Les us et coutumes étant réels dans ce pays, l’honneur est revenu aux chefs coutumiers dont l’un des doyens a déclaré qu’ils sont venus de Bingerville pour soutenir les efforts de paix du colonel-major Yacouba Ouédraogo. Pour lui, c’est une bonne initiative que celui-ci a prise et le Burkina tout comme son pays ont besoin de cohésion dans l’unité pour leur développement. Il disait tout cela en ébrié (une langue du terroir) et ses mots étaient accompagnés d’un geste : du gin versé à terre pour évoquer sûrement les mânes des ancêtres.

Après lui, l’imam central de la mosquée de Koumassi, Daouda Konaté, et Paul Konkobo de l’église St-François d’Assise de Koumassi 2 se sont succédé pour demander à Dieu d’éclairer les hommes sur la terre. Selon eux, la division et la haine engendrent bien des maux et cela a pour conséquence la fragilité de la cohésion nationale. Les hommes et les femmes du Burkina, ont-ils dit, se doivent de se donner la main pour que la paix règne partout.

Le quatrième intervenant est le maire de Koumassi, Raymond N’dohi Yapi, qui, d’entrée, a affirmé avec force que préserver la paix est un devoir pour l’homme et la femme. Chacun de nous, a-t-il précisé, doit aimer sa patrie, et en travaillant à la faire avancer, on éprouve de la satisfaction.

L’association ’’Le Burkina Nouveau ’’ pour la paix, la réconciliation et le progrès, a-t-il reconnu, lui a fait un honneur en choisissant Koumassi pour parler de paix et il dit dédier cet honneur à tous les Burkinabè de sa commune. ’’Nous ferons notre part de sacrifice pour que la paix se répande dans nos cœurs ’’, a-t-il ajouté.

Le parrain, lui, a parlé avec verve. L’ancien ministre des Sports ivoirien Philippe Légré a magnifié dans son intervention deux hommes : Blaise Compaoré et Alassane Ouattara. Selon lui, le premier est un grand médiateur qui a fait ses preuves dans la résolution des crises politiques en Afrique. Qui plus est, il sait agir avec tact et c’est grâce à lui que la Côte d’Ivoire a retrouvé la paix que le peuple souhaitait tant.

Quant au second, il a dit de lui qu’il est un grand bâtisseur qui est en train de changer la nation ivoirienne. Dans une envolée lyrique, Légré a exhorté le patron du RDR a posé sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Des hourras enthousiastes s’élevèrent de la foule des spectateurs. Après quoi, il a dit merci au colonel-major Yacouba Ouédraogo pour avoir créé une structure destinée à prôner la paix sans relâche. ’’Votre projet est venu de Dieu et lui seul sait pourquoi il vous a choisi pour être un messager de la paix dans votre pays. En tant que parrain, il est de mon devoir de vous soutenir jusqu’au bout et je ne doute pas que vos compatriotes participeront, eux aussi, à la promotion de la paix ’’, a-t-il souligné.

Le disciple de feu Houphouët

Le discours tant attendu était celui du président de l’association ’’Le Burkina Nouveau ’’ pour la paix, la réconciliation et le progrès. C’est avec une joie certaine qu’il revient dans ce pays qu’il connaît très bien pour avoir été élève à l’Ecole militaire préparatoire technique (EMPT) de Bingerville. A cette époque déjà, il entendait la voix de feu Félix Houphouët Boigny, lequel parlait de la paix à la radio de même qu’à la télévision. De son vivant, le Bélier de Yamoussoukro ne cessait d’en parler et souhaitait même qu’après lui les fils et filles de la Côte d’Ivoire fassent de la paix la première de leurs préoccupations.

Quand il a grandi et qu’il est devenu officier supérieur de l’armée de son pays, Yac a constaté que la paix est une denrée précieuse dont l’absence conduit inéluctablement vers les affres de la guerre.

Suivant son inspiration, il a rappelé qu’en avril 2011 notre pays a connu son moment de doute avec la fameuse mutinerie des militaires qui, en quelques heures, a occasionné des dégâts considérables. Quand on sort d’une telle situation, ça donne forcément à réfléchir et en tant que disciple du défunt père de la nation, c’est ce qui l’a convaincu de créer l’association ’’Le Burkina Nouveau ’’. Selon lui, sa structure veut travailler avec tous les Burkinabè épris de paix et il a exhorté tous ceux qui résident en Côte d’Ivoire à s’engager avec eux sur la voie de la paix et à faire le serment de répandre cette nouvelle dans leurs familles respectives.

Le clou de la cérémonie a été l’installation officielle du bureau du ’’Burkina Nouveau ’’ à Abidjan. Les 26 membres dudit bureau, dont le président André Nahikiga, ont été salués par les acclamations de l’assistance. Les faiseurs de coupé-décalé n’étaient pas en reste et il fallait être à la place Inch’Allah pour vivre l’événement.

Justin Daboné

 Commentaires