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Sidwaya N° 7555 du 3/12/2013

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Valorisation des résultats de recherche au Burkina Faso : la Constitution traduite en dix langues nationales
Publié le mardi 3 decembre 2013   |  Sidwaya


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© Autre presse par DR
Valorisation des résultats de recherche au Burkina Faso : la Constitution traduite en dix langues nationales


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Le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation, à travers le projet « Valorisation des résultats de recherche et des innovations au Burkina Faso », a organisé le lundi 2 décembre 2013 à Ouagadougou, une cérémonie de lancement officiel de la Constitution traduite en dix langues nationales.

La Constitution du Burkina Faso, en plus du mooré, fulfuldé et dioula, a été traduite en dix autres langues nationales. Il s’agit du bissa, du bobo, du bwamu, du dagara, du gulmancema, du kasim, du lobiri, du lyélé, du nuni et du san. Cette traduction conduite par l’Institut des sciences des sociétés (INESS) entre dans le cadre du projet « Valorisation des résultats de recherche et des innovations au Burkina Faso », financé par la Coopération canadienne. Les documents ont été présentés au président de l’Assemblée nationale (AN), Soungalo Apollinaire Ouattara, aux autorités et aux partenaires techniques et financiers, le lundi 2 décembre 2013 à Ouagadougou. La traduction a été confiée à « ELan-Développement », une association de linguistes burkinabè dont la mission principale est la promotion de l’écrit en langues nationales. D’après le porteur du projet, Gérard Tiendrébéogo, à ces traducteurs, il été fortement recommandé de s’attacher à rendre aussi fidèlement que possible l’esprit et le contenu de la Constitution. Après la traduction, un atelier de validation a réuni les membres des comités techniques des dix sous-commissions nationales de langues concernées pour vérifier de la fidélité de la traduction. Ce sont des linguistes, alphabétiseurs, communicateurs et des juristes. « La marginalisation de nos langues les met en danger de mort. Il est nécessaire de penser une politique linguistique avec nos langues comme outils et supports de notre développement. Pour cela, nos langues ont besoin d’être instrumentalisées, standardisées et valorisées dans leur statut et dans leur fonction », a souligné M. Tiendrébéogo. Selon le directeur de l’INESS, Mamadou Sawadogo, l’initiative s’inscrit dans la logique de la mission de l’institut d’appuyer l’Etat dans sa quête du bien-être de la société. Pour lui, c’est de permettre au plus grand nombre de la population de comprendre la Constitution. Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Gnissa Isaïe Konaté, a signifié qu’il est évident que toute information émanant des gouvernants ne peut véritablement atteindre les gouvernés que si le message est transmis dans une langue qu’ils comprennent parfaitement. C’est en cela, il a loué la démarche. « Les populations seront sensibilisées par un théâtre-forum en vue de divulguer ces documents. Il est également prévu la mise en place de cellules-relais pour prolonger l’information et la sensibilisation à tous les niveaux de la communauté linguistique concernée », a-t-il déclaré. Le ministre a par ailleurs souhaité que la cérémonie soit le déclenchement d’un processus de traduction de la Constitution et de tous les textes fondamentaux dans les autres langues nationales. Le président de l’AN, Soungalo Apollinaire Ouattara a félicité et encouragé les chercheurs burkinabè pour avoir traduit la Constitution en dix langues nationales en vue de rendre compréhensible cette loi fondamentale au plus grand nombre des populations. Il est souhaitable, a-t-il soutenu, que les différentes lois fondamentales votées par l’AN soient comprises du peuple burkinabè. Cela nécessite, de l’avis de M. Ouattara, leur traduction en différentes langues nationales et l’accentuation de l’alphabétisation des populations.

Kowoma Marc DOH
dohmarc26@yahoo.fr

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