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Sidwaya N° 7555 du 3/12/2013

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Banque Mondiale-Burkina Faso : 50 ans de partenariat gagnant-gagnant
Publié le mardi 3 decembre 2013   |  Sidwaya


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© Autre presse par DR
Ms Mercy Tembon (nouvelle Représentante Résidente de la Banque mondiale au Burkina)


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La Banque mondiale a lancé, le lundi 2 décembre 2013 à Ouagadougou, les activités commémoratives du 50e anniversaire de son partenariat avec le Burkina Faso sous la présidence du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. L’institution entend poursuivre et renforcer sa coopération avec le pays dans tous les secteurs de développement.

La Banque mondiale a décidé de marquer un arrêt le lundi 2 décembre 2013 à Ouagadougou pour célébrer ses 50 ans de partenariat avec le Burkina Faso. Une commémoration qui vise à dresser le bilan de coopération, d’appui et d’accompagnement. Cela va permettre aux deux partenaires de revisiter leurs actions, d’en tirer les défaillances, d’évaluer les défis et de les relever. Le 2 mai 1963, soit trois ans après son accession à l’indépendance, le Burkina Faso, ancienne Haute-Volta, a adhéré au groupe de la Banque mondiale. Il en est devenu le 98e membre. 50 ans se sont écoulés, « une période courte dans l’histoire d’un pays, mais une longue période dans le cadre d’un partenariat », a relevé la représentante-résidente de la Banque mondiale, Mercy Tembon. Et le Premier ministre Luc Adolphe Tiao qui a présidé la cérémonie de lancement des activités commémoratives, en présence de nombreux personnalités et partenaires de la banque, d’ajouter : « Le dynamisme de la coopération avec la Banque mondiale a permis de relever de nombreux défis de développement ». Il en veut pour preuve ses interventions entre autres dans le secteur du développement local avec le Programme de gestion des terroirs (PNGT), le secteur des infrastructures et des transports avec le Projet sectoriel des transports (PST). On note également l’appui de la banque dans l’agriculture, l’élevage, les télécommunications, la lutte contre le VIH/SIDA, la protection de l’environnement, la gestion des ressources naturelles, etc. A cela, il faut ajouter son accompagnement dans les études et analyses économiques, les conseils stratégiques, les partages d’expériences. L’engagement global de l’institution au « pays des Hommes intègres », depuis 1963, se chiffre, selon Mme Tembon, à plus de 2000 milliards de F CFA. Mais au-delà de ce chiffre, ce sont les retombées sociales et économiques qui intéressent le groupe. A ce propos, elle a indiqué que des millions de Burkinabè ont vu leurs conditions de vie améliorées et ont pu garder espoir.

Plus de 400 milliards de F CFA pour le développement

« Le portefeuille de coopération du Burkina Faso avec la Banque mondiale comprend actuellement 25 projets pour un montant de plus de 400 milliards de F CFA », a souligné M. Tiao. A l’entendre la banque, à travers son document de stratégie d’aide-pays, elle aligne ses actions de développement « autant que possible » à la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) adoptée en 2011 par le gouvernement burkinabè. Mais l’un des défis actuels du partenariat à relever dans ce référentiel constitue les pôles de croissance. M. Tiao a salué la banque pour le financement de Bagrépôle à environ 60 milliards. Il a émis le vœu que d’autres comme Samandeni, le Sourou bénéficient également d’appuis conséquents. Pour sa part, a-t-il rassuré, le Burkina Faso va veiller à ce que les projets et programmes soutenus par l’institution soient réalisés à plus de 100%. Pour Mme Tembon, le partenariat doit se renforcer dans cinq domaines essentiels : l’amélioration de la productivité de l’agriculture et de l’élevage, le développement du capital humain, l’accroissement des infrastructures de développement, le développement du secteur privé et l’amélioration de la gouvernance. « L’insuffisance de l’énergie et des routes est un obstacle à la croissance, la compétitivité et la réduction de la pauvreté », a dit Mme Tembon pour justifier la nécessité de combler le gap infrastructurel. Le renforcement des capacités en ressources humaines compétentes et qualifiées contribue à lutter contre le chômage par l’accès aux marchés et la création d’entreprises. Le Burkina Faso ayant la possibilité d’améliorer le climat d’investissement, le commerce et la compétitivité sur les marchés régionaux et internationaux, le secteur privé qui contribue fortement à la croissance économique peut davantage être boosté. « D’ores et déjà, notre stratégie de partenariat pour le Burkina Faso de 2013 à 2016 vient en réponse à ses objectifs d’accompagner le pays dans sa quête d’un développement basé sur une croissance inclusive forte et soutenue pour les prochaines décennies », a confié la représentante de la Banque mondiale. Celle-ci a saisi l’opportunité du cinquantenaire pour saluer l’exemplarité du partenariat avec le Burkina Faso et remercier le gouvernement pour sa disponibilité. Hormis la Banque mondiale connue sous le nom de Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), le groupe de la Banque mondiale comprend : la Société financière internationale (IFC), l’Association internationale de développement (IDA), le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Créée en 1945, la BIRD accorde des prêts à long terme pour financer des projets de développement économique, l’IDA accompagne surtout les pays en développement, et l’IFC est spécialisée dans le financement des entreprises privées. Le groupe dont le siège se trouve à Washington aux Etats-Unis d’Amérique, fait partie des institutions spécialisées du système de l’Organisation des Nations unies (ONU). Elu le 1er juillet 2013, l’américain Jim Yong Kim préside à la tête du groupe de la Banque mondiale pour un mandat de cinq ans.

Séraphine SOME
serasome@yahoo.fr

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