Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Burkina Faso    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Editorial
Article



 Titrologie



L’Observateur Paalga N° 8491 du 4/11/2013

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment



Editorial

Assassinat des deux journalistes à Kidal : Les mouvements touaregs montrent patte blanche à Ouaga
Publié le mardi 5 novembre 2013   |  L’Observateur Paalga


Conférence
© aOuaga.com par Séni Dabo
Conférence de presse des mouvements armés de l`Azawad
Lundi 4 novembre 2013. Le Mouvement national de libération de l`Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l`Azawad (MAA) et le Haut conseil de l`unité de l`Azawad (HCUA) ont animé une conférence de presse pour réagir à l`assassinat de deux journalistes de RFI et évoquer leur projet d`union


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Hier lundi 4 novembre 2013 à l’hôtel le Président de Ouagadougou, les responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ont animé une conférence de presse. Objet, condamner l’assassinat des deux journalistes français et nier toute implication de leurs organisations dans ce double meurtre.


Bilal Ag Acharif, secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ; Alghabass Ag Intalah, secrétaire général du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et Mohamed Lamine Ould Sidatti du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ont rencontré la presse hier 4 novembre 2013 à Ouagadougou. Ils ont déclaré que leurs mouvements n’étaient impliqués ni de prêt ni de loin dans l’assassinat, le 2 novembre à Kidal, de nos confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon de Radio France International (RFI).

Ils ont déclaré condamner "avec la dernière rigueur" cet acte ignoble et présenté leurs "condoléances les plus attristées" aux familles, collègues des victimes ainsi qu’au peuple français. Selon eux, "la faille sécuritaire à Kidal n’est pas liée à la présence des mouvements, contrairement aux propos largement médiatisés allant dans ce sens alors que la résolution 2100 du Conseil de Sécurité ainsi que l’accord de Ouagadougou déresponsabilisent entièrement les mouvements sur cette question". Et d’ajouter que leurs mouvements sont disposés à concourir à ce que la lumière soit faite sur ce double meurtre.

Cette sortie s’explique par le fait que les journalistes ont été enlevés et exécutés après une interview qu’ils ont réalisée avec un responsable local du MNLA ; et comme il fallait s’y attendre, l’on a tout de suite fait de lier l’assassinat au mouvement. Pour Bilal Ag Acherif, depuis la signature de l’Accord de Ouagadougou, ni le MNLA ni aucun des deux autres mouvements n’est responsable de la sécurité à Kidal, étant donné qu’ils sont dans la logique du cantonnement.
Au dire des conférenciers, ce drame est la conséquence des failles du système sécuritaire de la MINUSMA, qui aurait même été alertée sur la présence suspecte de présumés ravisseurs aux alentours de leur siège. Et d’ajouter que les reporters qui viennent dans la zone sont d’habitude escortés, ce qui n’a pas été le cas des deux victimes. Selon Bilal Ag Acherif, ils ont été amenés à Kidal par la MINUSMA puis confiés au gouvernorat pour leur sécurité.

Les conférenciers ont également annoncé la fusion en cours de leurs trois mouvements, qui ont des visions «convergentes à 90%». Et ils se donnent un délai de 45 jours pour finaliser le processus lors d’un congrès général avec la base. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’ils sont présents à Ouaga. «Les Burkinabè ne savent pas qui nous sommes et ont même parfois peur de nous, s’imaginant que nous sommes des terroristes poseurs de bombes. Et ça, c’est la faute de la presse qui ne joue toujours pas son rôle. Le problème au Mali est politique et nous sommes dans une logique de construction d’une société juste pour les nôtres», a soutenu Alghabass Ag Intalah.

M. Arnaud Ouédraogo

 Commentaires