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53e anniversaire des Forces armées nationales : « Les forces armées nationales face aux défis de la sécurité régionale »
Publié le vendredi 1 novembre 2013   |  L’Hebdomadaire


Sécurité
© aOuaga.com par DR
Sécurité nationale : L’Armée Burkinabé fête ces 25 ans
Jeudi 01 novembre 2012 . Burkina Faso. Defilé de l`Armée Burkinabè. Photo : Forestiers


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L’armée burkinabè célèbre ce 1er novembre, le 53e anniversaire de sa création. Pour cette occasion, la grande muette a décidé d’ouvrir ses portes et de communier avec les populations. Elle l’a fait à travers des séries d’activités (cross populaire, courses cyclistes, journées portes-ouvertes, football, don aux réfugiés, etc). Mais le clou de cet anniversaire sera marqué par la cérémonie de prise d’armes, de décorations suivies de défilé ce vendredi à Ouagadougou sur le Boulevard Mouammar Kadhafi.


C’est sous le thème « Les forces armées nationales face aux défis de la sécurité régionale » que ce tient la commémoration de ce 53e anniversaire.

Ce thème est d’actualité au regard de ce qui se passe autour de nous, avec un environnement de plus en plus instable, imprévisible, l’omniprésence des nouvelles menaces, des menaces transnationales, et surtout la menace terroriste qui nous guette à chaque instant.

Une nouvelle forme de menace qui défie aujourd’hui les formes classiques de défense. Un proverbe connu de chez-nous dit que « quand la case de ton voisin brûle aide-le à éteindre le feu, sinon c’est la tienne qui sera à son tour brûlée. »

Comme quoi avec ces nouvelles formes de menaces qui guettent nos pays, nos forces de défenses et de sécurité doivent avoir un esprit d’anticipation pour prévenir les menaces. Autrement dit, la sécurité régionale dépend des dispositions sécuritaires internes de chaque pays. 

« Plus d’un millier de soldats burkinabè prennent part à des missions de consolidation de la paix », a laissé entendre les plus hautes autorités de notre armée.

Au Darfour, ils sont plus de 800 éléments, 670 au Mali, 140 en Guinée-Bissau, etc. Ainsi il faut saluer le courage, le professionnalisme et le dévouement des hommes et femmes qui ont servi et servent dans les opérations de maintien de la paix. Mais, il faut reconnaître que l’action de nos forces armées est souvent périlleuse.

En effet, le Burkina a perdu 11 soldats sur les théâtres de maintien de la paix dans le monde en 2013. Cependant, l’action de nos vaillants combattants en vaut la peine puisque l’objectif est de contribuer au retour de la paix dans les pays en conflits.

Et ces opérations de maintien de la paix permettent à l’armée burkinabè d’être mieux aguerrie, et au pays de mieux se positionner comme un pays contributeur à la promotion de la paix et de la sécurité internationale.

Ce qui place le pays en bonne situation pour la mobilisation des ressources extérieures pour le financement du développement. Les événements de 2011 ont, certes, écorné l’image de nos forces armées, mais il faut reconnaître qu’ils ont galamment servi de leçon.

Tout porte à croire que les choses ne seront plus comme avant. Désormais, la grande muette travaille à instaurer la confiance entre elle et les populations et c’est pourquoi à l’occasion de ce 53e anniversaire, elle a décidé de se laisser découvrir par les populations. L’armée a organisé du vendredi 25 au samedi 26 octobre à la Place de la Nation, une journée portes-ouvertes afin de mieux faire connaître au public, son armée nationale.

« Ces journées portes ouvertes ont pour objectif de mieux faire connaître notre outil de défense à la population », a expliqué le chef d’état-major de l’armée burkinabè, Honoré Nabéré Traoré. L’armée burkinabè d’aujourd’hui n’est pas celle des années 60 – 70. Il est évident que ses missions ont beaucoup évolué au regard de l’environnement mondial.

C’est pourquoi les événements de 2011 sont des raisons qui nous amènent parfois à nous interroger sur la nature réelle et la mission de notre armée au regard de ces événements malheureux. Cette question interpelle tous les Burkinabè.

Le Burkina peut-il continuer à entretenir une armée de métier tournée vers la défense des frontières ou faut-il revisiter ses objectifs initiaux pour en faire une armée au service de la sécurité intérieure et commise à des tâches spécifiques de production et de développement  ?

Kibsa KARIM

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