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Le Pays N° 5471 du 28/10/2013

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Lotissements : Suspension des opérations dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso
Publié le lundi 28 octobre 2013   |  Le Pays


Lotissements
© aOuaga.com par A.O
Lotissements au Burkina : des états généraux pour diagnostiquer les maux
Jeudi 24 octobre 2013. Ouagadougou. Salle de conférences internationales de Ouaga 2000. Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a ouvert les travaux de 48 heures des états généraux sur les lotissements au Burkina


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La première rencontre des Etats généraux sur les lotissements (EGL), ouverte le 24 octobre dernier à Ouagadougou, a refermé ses portes le lendemain 25. Plusieurs recommandations importantes ont été adoptées par les participants dans l’objectif de définir désormais de nouvelles pratiques d’aménagements urbains.

Suspendre, dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, les lotissements, et viabiliser les zones déjà loties après avoir apuré le passif, telle est l’une des recommandations fortes auxquelles les 500 participants à la première rencontre des Etats généraux sur les lotissements (EGL) sont parvenus, après deux jours de travaux assidus. En plus de cette mesure, qui vise à définir de nouvelles pratiques d’aménagements urbains, les participants ont recommandé la prise de mesures diligentes par l’administration en charge du cadastre pour rendre opérationnel l’outil cadastral à travers la constitution et la gestion d’un fichier informatisé des parcelles et des attributaires. A cela s’ajoutent d’autres recommandations pertinentes que sont : rendre les outils de planification urbaine (SDAU/POS) obligatoires pour les communes avant toute demande de lotissement ; veiller au strict respect des textes en vigueur dans l’octroi des autorisations de lotir aux communes ; viabiliser les sites avant les attributions, réhabiliter les anciens quartiers ; réduire la taille des parcelles à 200m2 ; promouvoir la construction de logements sociaux, logements à loyers modérés et économiques et la location- vente ; sensibiliser la population à abandonner l’idée « d’une personne un toit » car tout le monde ne peut devenir propriétaire ; lutter contre l’habitat spontané par la destruction systématique ; éviter les comportements partisans des questions de gestion foncière ; faire respecter les délais de mise en valeur ; poursuivre les lotissements dans les communes rurales au cas par cas, en veillant à la viabilisation des zones déjà loties ; et créer un fonds d’aménagement pour les communes.

Les recommandations feront l’objet d’un suivi particulier

Ces recommandations, issues du rapport général des travaux provisoires, connaîtront une application effective comme l’a instruit le Premier ministre, avec un chronogramme précis qui permettra un suivi et une évaluation, a fait savoir le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, Yacouba Barry. Comme gage de bonne foi du gouvernement Tiao III, le ministre a porté à la connaissance des participants la mise en place d’un comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations, composé de tous les acteurs en charge du développement urbain dans les tout prochains jours. Il faut rappeler que ce conclave de deux jours sur la gestion foncière a vu la participation des ministres frères du Mali, Moussa Mara, et de Habi Mahamadou Salissou du Niger, qui sont venus partager avec les Burkinabè leurs expériences sur la question.

Quelques participants s’expriment à l’issue des travaux

Thomas Baguemzanré, maire de Kindi

Les recommandations énoncées ce soir prennent-elles en compte vos préoccupations sur le terrain ?


« Nous, nous avons déjà fait un travail en amont. Nous avons reversé nos recommandations dans celles faites à l’issue des travaux et nous avons compris que l’ensemble de nos préoccupations, en tirant leçon des expériences du terrain, ont été totalement prises en compte. Nous nous félicitons donc de la tenue et des propositions issues de ces deux jours de travaux. Maintenant, il faudrait que les différents acteurs qui ont été définis à travers ces différentes recommandations soient effectivement mises en œuvre de sorte à nous permettre d’avancer sur cette question récurrente de la gestion foncière au niveau de nos collectivités territoriales. »

Peut-on désormais dire que cette rencontre va vous permettre d’éviter les incompréhensions entre les élus locaux et les citoyens sur la gestion foncière ?

« Nous pensons avoir été suffisamment clairs sur cette question. Nous avons eu la participation de beaucoup d’experts qui traitent de cette question et cela va, une fois sur le terrain, nous permettre d’éviter les incompréhensions. »

Encadré 2

Marin Casimir Ilboudo, maire de Ouagadougou

Quelles sont les recommandations concernant la ville de Ouagadougou ?

« Pour ce qui est de Ouagadougou, il a été recommandé de faire le point pour résorber le passif, c’est-à-dire toutes les opérations de lotissement qui ont été opérées et dont les attributions ne sont pas encore faites. Il s’agit de résorber cette problématique et de faire en sorte que ceux qui doivent avoir les parcelles puissent les avoir. Maintenant, il a été demandé de suspendre les opérations de lotissement dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Si vous regardez dans la ville de Ouagadougou, il n’y a plus de lotissements possibles à faire, puisque nous avons atteint les limites de nos frontières et, de ce point de vue, à part quelques poches qui restent et qui pourraient, peut-être, être explorées pour prendre en compte ceux qui n’auraient pas encore bénéficié d’une parcelle, je ne vois pas quel autre type d’opération nous pourrions réaliser encore. Sur la question de l’informatisation, vous savez que des tentatives, de par le passé, ont eu lieu depuis une quinzaine d’années, mais qui ont toutes échoué. Nonobstant cet échec, il serait important que chaque commune puisse disposer d’un fichier cadastral des parcelles pour éviter certaines difficultés telles que les doubles attributions, les changements de destination sans suivi… Avec le système informatisé, on pourra désormais éviter tous ces problèmes. »

Qu’en est-il de la question des destructions des habitations ?

« De la compréhension que j’ai, il ne s’agit pas de l’existant. Ce sont des dispositions pour l’avenir ; cela veut dire qu’à partir d’aujourd’hui, les communes ne doivent plus tolérer les habitations spontanées. Pour ce qui est de l’existant, je crois qu’avec l’Etat, il y aura un accompagnement pour leur permettre de se loger décemment. »

Propos recueillis par ACS



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