Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé samedi 20 juin 2026 à Banfora à l’inauguration simultanée de quatre centres d’hémodialyse, implantés également à Dori, Dédougou et Fada N’Gourma. Cette mise en service marque une avancée significative dans la politique nationale de santé, avec un renforcement notable de l’offre de soins pour les patients atteints d’insuffisance rénale chronique, a appris Aouaga.com dimanche 21 juin 2026.
D’un coût global estimé à plus de 1,2 milliard de francs CFA, ces infrastructures permettent d’augmenter la capacité nationale d’environ 45 000 séances supplémentaires par an. Le pays franchit ainsi le cap de plus de 200 000 séances de dialyse annuelles, selon les autorités sanitaires.
Avec ces nouvelles unités, le Burkina Faso dispose désormais de sept centres d’hémodialyse opérationnels, contre trois auparavant, traduisant une extension rapide du réseau de prise en charge sur le territoire.
Lors de la cérémonie de Banfora, le chef du gouvernement a souligné que ces réalisations s’inscrivent dans la vision du Président du Faso, qui place la santé au rang des priorités de l’action publique. Il a également insisté sur la volonté de rapprocher les soins spécialisés des populations, souvent contraintes de parcourir de longues distances pour accéder à un traitement vital.
Évoquant la réalité vécue par de nombreux patients, le Premier ministre a cité le cas d’un malade de Banfora ayant dû effectuer des déplacements réguliers vers Bobo-Dioulasso pendant huit ans pour bénéficier de ses séances de dialyse, illustrant la charge sociale et économique de la maladie.
Le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a salué une avancée majeure dans l’amélioration de l’accès aux soins spécialisés. Du côté des bénéficiaires, le Pr Albert Ouédraogo, représentant les patients, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités pour les efforts consentis.
Dans la continuité de cette dynamique, le gouvernement prévoit la construction de six nouveaux centres dans plusieurs localités, notamment à Koudougou, Manga, Ziniaré et Kaya, ainsi que deux centres de grande capacité dans les régions du Kadiogo et du Guiriko, dans le cadre du Plan RELANCE.
Parallèlement aux investissements infrastructurels, des mesures sociales ont été annoncées afin d’alléger le coût de la prise en charge. Parmi elles figurent la suppression de la caution de 500 000 francs CFA exigée aux patients en phase terminale et la réduction de 80 % du tarif des séances de dialyse, désormais fixé à 2 500 francs CFA contre 15 000 auparavant.
Ces réformes traduisent la volonté des autorités de renforcer l’équité dans l’accès aux soins spécialisés et d’améliorer durablement la prise en charge des maladies chroniques sur l’ensemble du territoire national.