Le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a échangé lundi 18 mai 2026 avec une délégation de la Banque islamique de développement (BID) autour du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et l’institution financière, à travers l’élaboration d’un nouveau cadre d’engagement pays.
Selon un communiqué du ministère des Finances publié mardi 19 mai 2026 à Ouagadougou, cette mission vise à définir une stratégie de coopération pour les trois prochaines années, en cohérence avec les priorités nationales de développement et le nouveau référentiel baptisé « Plan Relance ».
Les discussions portent notamment sur la détermination de l’enveloppe financière globale ainsi que sur l’alignement des interventions de la BID avec les besoins stratégiques du pays.
Les autorités burkinabè souhaitent mettre en place un document stratégique « plus pragmatique et plus sélectif », afin de concentrer les financements sur des secteurs à fort impact socio-économique et éviter la dispersion des ressources.
À travers les orientations données par Aboubakar Nacanabo, le gouvernement affiche sa volonté de privilégier des résultats concrets, rapides et directement bénéfiques aux populations.
Le processus prévoit désormais des concertations sectorielles approfondies en vue de finaliser un portefeuille de projets jugés matures et immédiatement mobilisables après validation du nouveau cadre stratégique.
La Banque islamique de développement intervient déjà au Burkina Faso à travers plusieurs financements concessionnels destinés à des projets structurants, notamment dans les infrastructures routières, l’agriculture, l’accès à l’eau potable et la protection urbaine.