Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Centre pénitentiaire agricole de Baporo : Ibrahim Traoré défend une prison tournée vers la dignité et la réinsertion

Publié le jeudi 23 avril 2026  |  aOuaga.com
Centre
© aOuaga.com par DR
Centre pénitentiaire agricole de Baporo : Ibrahim Traoré défend une prison tournée vers la dignité et la réinsertion
Comment



Sur la route de Bobo-Dioulasso, où il devait ouvrir la Semaine nationale de la culture, le président de la Transition, Ibrahim Traoré, a marqué, mercredi 22 avril 2026, une halte symbolique au Centre pénitentiaire agricole de Baporo. Un site devenu vitrine d’une réforme assumée : faire de la prison un espace de dignité et de reconstruction.

Dans cet établissement situé dans la province du Sanguié, les détenus ne sont pas cantonnés à l’oisiveté. Ils participent à des activités agricoles et d’élevage, au cœur d’un modèle que le chef de l’État veut ériger en référence.

« La prison doit être humaine », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de préserver la dignité des personnes incarcérées. Une orientation qui, selon lui, traduit une volonté politique claire : replacer le respect de l’homme au centre du système pénitentiaire.

À Baporo, cette ambition prend une forme concrète. Les détenus exploitent notamment un champ de maïs de 40 hectares en saison sèche. Résultat : environ 240 tonnes produites en 2025, avec une projection dépassant les 780 tonnes en 2026 sur plus de 300 hectares.

Au-delà des chiffres, l’objectif est double : contribuer à la production nationale et offrir aux détenus des compétences transférables pour leur réinsertion. Les travaux d’intérêt général s’inscrivent dans cette logique, en associant formation, responsabilisation et utilité économique.

Le chantier ne se limite pas à la production. Selon Rodrigue Edasso Bayala, un nouveau bâtiment de 500 places, estimé à 500 millions de FCFA, est en cours de construction afin d’améliorer les conditions de détention.

Créé en 1986, le Centre pénitentiaire agricole de Baporo s’impose ainsi comme un laboratoire d’une politique pénitentiaire renouvelée, articulée autour de la réinsertion par le travail.

En s’adressant aux détenus, le président burkinabè a lancé un message direct : garder espoir et se préparer à un retour dans la société. Une manière de rappeler que, dans cette vision, la peine n’exclut pas la seconde chance.
KM

Commentaires