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Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : la justice confirme la perpétuité dans l’affaire du « cannibale » de Bobo-Dioulasso

Publié le jeudi 16 avril 2026  |  aOuaga.com
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© aOuaga.com par DR
Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : la justice confirme la perpétuité dans l’affaire du « cannibale » de Bobo-Dioulasso
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La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a confirmé, lundi 13 avril 2026, la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de A.L., principal accusé dans une affaire d’assassinats ayant profondément marqué l’opinion publique au Burkina Faso.

Âgé de 45 ans, né à Fada N'Gourma, cultivateur et père d’un enfant, l’accusé comparaissait en appel après une première condamnation prononcée le 13 juin 2022. Il espérait obtenir un allègement de sa peine.

À la barre, A.L. a reconnu les faits d’assassinat qui lui sont reprochés, tout en sollicitant la clémence de la Cour. « Je reconnais les faits, mais je demande pardon », a-t-il déclaré, affirmant éprouver des remords.

Il a en revanche rejeté les accusations d’anthropophagie, tout en admettant avoir utilisé du sang humain dans des pratiques rituelles liées à des fétiches. Une déclaration qui n’a pas infléchi la position du parquet.

Le procureur général a insisté sur la gravité exceptionnelle des faits, rappelant l’émotion et la peur qu’ils avaient suscitées au sein de la population. Il a requis la confirmation de la peine maximale, une position suivie par la Cour.

Les faits remontent à 2013, lorsque l’accusé avait été interpellé à Bobo-Dioulasso, où il vivait reclus dans une grotte en brousse, à proximité de la route nationale n°1. L’enquête avait alors révélé des éléments troublants, notamment l’implication présumée dans plusieurs meurtres.

Des soupçons d’anthropophagie, notamment sur un enfant, avaient été évoqués au cours de l’instruction, contribuant à amplifier l’onde de choc dans l’opinion publique.

En confirmant la peine de prison à vie, la justice burkinabè envoie un signal de fermeté face à des crimes jugés d’une gravité extrême.

Plus de dix ans après les faits, cette affaire continue de hanter les mémoires, illustrant à la fois les dérives criminelles les plus sombres et la volonté des institutions judiciaires de répondre avec rigueur aux attentes de la société.


KM
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