Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présenté dimanche une vision articulée autour de trois axes — production, transformation et enseignement technique — pour parvenir à la souveraineté économique des femmes burkinabè.
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée dimanche 8 mars 2026, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé aux femmes burkinabè via les antennes de la télévision nationale, déclinant une feuille de route concrète pour leur émancipation totale.
Le Chef de l’État burkinabè a structuré son message autour de trois volets complémentaires. Le premier concerne la production agricole. Il a annoncé qu’un accompagnement de l’État, à travers le ministère en charge de l’Agriculture, sera bientôt déployé dans chaque province et commune, afin de permettre aux femmes de s’organiser en coopératives ou en associations pour exploiter la terre. « Nous allons les accompagner pour pouvoir trouver les espaces nécessaires et mettre toutes les conditions nécessaires pour qu’elles puissent produire », a-t-il déclaré.
Le deuxième volet porte sur la transformation des produits locaux à petite échelle. Le Capitaine Traoré entend soutenir les femmes dans la valorisation de leurs savoirs ancestraux et de la transformation endogène, afin de leur permettre de s’épanouir et d’exprimer leurs talents.
Le troisième axe vise à orienter massivement les jeunes filles vers l’enseignement technique et professionnel. Objectif : former une nouvelle génération capable de concevoir et fabriquer des machines destinées à moderniser la transformation des matières premières locales. « Bientôt, elles vont pouvoir construire des machines pour aider les mamans à transformer les matières premières que nous produisons », a projeté le dirigeant burkinabè, ajoutant : « L’enseignement technique sera notre cheval de bataille. »
Sur la question des réseaux sociaux, le Président Traoré a exprimé ses inquiétudes, estimant qu’ils constituent un facteur de « perdition » pour les jeunes filles, les détournant des valeurs et du travail productif. Il a appelé les femmes à servir de modèles pour ramener les jeunes vers des activités d’épanouissement concret.
Rejetant la dimension festive traditionnelle du 8 mars, le Capitaine Traoré a insisté sur la nécessité d’en faire « une journée de réflexion permanente », en cohérence avec la vision de la Révolution. Il a par ailleurs annoncé la réception imminente de périmètres aménagés et promis la poursuite d’autres réalisations en faveur des femmes.
La Journée internationale des femmes a été officialisée par l’ONU en 1977.