Le Burkina Faso a mobilisé plus de 150,5 millions de dollars, soit environ 90,3 milliards de francs CFA, au titre du Fonds minier de développement local (FMDL) au cours de l’année 2025, selon des données communiquées par le Secrétariat permanent de la commission technique nationale des mines et du Fonds minier de développement, une structure rattachée au ministère en charge des mines du Burkina Faso.
Cette mobilisation financière provient essentiellement des contributions des sociétés minières opérant dans le pays, conformément aux dispositions du code minier qui prévoit une participation des entreprises extractives au financement du développement des zones impactées par l’activité minière.
Le Fonds minier de développement local est alimenté notamment par une contribution équivalente à 1 % du chiffre d’affaires mensuel hors taxes des compagnies minières, ainsi que par d’autres ressources issues du secteur extractif.
Les montants collectés sont destinés à financer des projets de développement dans les collectivités territoriales abritant des sites miniers, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable et du développement économique local.
Selon le SP/CTNM-FMD, le niveau de collecte enregistré en 2025 traduit la contribution importante du secteur minier à l’économie nationale, malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et logistiques dans certaines zones d’exploitation.
Le Burkina Faso demeure en effet l’un des principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest, avec plusieurs mines industrielles exploitées par des entreprises nationales et internationales.
Pour les autorités burkinabè, le Fonds minier de développement local constitue un instrument clé pour assurer une meilleure redistribution des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles au profit des populations locales.
Les ressources mobilisées permettent ainsi de réduire les disparités de développement entre les zones minières et le reste du territoire, tout en contribuant à améliorer les conditions de vie des communautés riveraines.
Le secteur minier reste l’un des principaux moteurs de croissance du Burkina Faso, représentant une part importante des recettes d’exportation et des revenus fiscaux de l’État.
À travers le renforcement du FMDL, les autorités entendent accroître la transparence dans la gestion des ressources minières et maximiser leur impact sur le développement socio-économique du pays.