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Justice : 5 ans de prison ferme requis contre l’ex-ministre Laure Zongo/Hien pour détournement

Publié le samedi 7 mars 2026  |  aOuaga.com
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© aOuaga.com par DR
Justice : 5 ans de prison ferme requis contre l’ex-ministre Laure Zongo/Hien pour détournement
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Le parquet du tribunal de grande instance de Ouagadougou a requis cinq ans d’emprisonnement ferme contre l’ancienne ministre burkinabè de l’Action humanitaire, Laure Zongo/Hien, poursuivie pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux dans une affaire portant sur plus de 3 milliards de francs CFA.
Les réquisitions ont été formulées jeudi 5 mars 2026 devant le pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Ouagadougou, dans le cadre du procès impliquant plusieurs anciens responsables du ministère de l’Action humanitaire.
Selon l’accusation, les faits reprochés aux prévenus concernent la gestion du compte “Renforcement Prot-SOC/MASSN”, un dispositif destiné à financer l’achat de vivres au profit des personnes déplacées internes dans le contexte de la crise sécuritaire au Burkina Faso.
Le ministère public estime que plusieurs irrégularités ont été constatées, notamment des dépenses fictives, des surfacturations et un détournement de ressources publiques, dont du carburant et des fonds destinés aux opérations humanitaires.
Au cours de l’audience, l’Agent judiciaire de l’État a affirmé que l’ancienne ministre aurait perçu 35 millions de francs CFA par l’intermédiaire d’un homme d’affaires également poursuivi dans le dossier.
L’accusation évoque aussi un contrat de 115 millions de francs CFA conclu avec une société privée et qui n’aurait pas été déclaré lors des contrôles de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Une partie de ces ressources aurait servi, selon le parquet, à couvrir des dépenses personnelles.
Au total, huit prévenus comparaissent dans cette affaire, parmi lesquels l’ancien responsable administratif du ministère, Camille Yé Yaké.
Le parquet a requis contre ce dernier 11 ans de prison ferme et plus de 522 millions de francs CFA d’amende, soit la peine la plus lourde demandée au cours de cette audience.
Au-delà des peines de prison et des amendes, le ministère public a également demandé la confiscation des biens des principaux accusés, estimant que certains immeubles auraient été acquis au nom de tiers afin de dissimuler l’origine des fonds.
« Un ministre dispose des moyens de l’État pour servir l’intérêt public, et non pour ses intérêts privés », a notamment déclaré le représentant du parquet lors de l’audience.
Après les réquisitions du parquet, la parole doit désormais revenir à la défense pour ses plaidoiries. Le tribunal rendra ensuite sa décision dans les prochains jours, à une date qui n’a pas encore été officiellement annoncée.
Cette procédure judiciaire s’inscrit dans le cadre des actions engagées par la justice burkinabè pour lutter contre la corruption et la délinquance économique, notamment dans la gestion des fonds publics liés à la crise humanitaire.

F.B

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