Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé jeudi 28 janvier 2026 la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays. Une mesure radicale présentée par les autorités comme une étape essentielle de la « refondation de l’État » et de la réorganisation du paysage politique national.
Réunie en Conseil des ministres sous la présidence du chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’Exécutif a adopté un décret décrétant la dissolution de tous les partis politiques, dont les activités avaient déjà été suspendues depuis le coup d’État de septembre 2022.
Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, cette décision fait suite à une analyse approfondie du système partisan qui a, selon le gouvernement, mis en évidence des « nombreuses dérives » dans l’application de la législation sur les formations politiques. « Cette grande et importante décision s’inscrit dans la refondation de l’État et suit un diagnostic approfondi du système partisan », a expliqué Émile Zerbo. « La prolifération des partis politiques a favorisé la division parmi les citoyens et affaibli le tissu social. »
Le texte adopté prévoit également la transmission de tous les actifs des partis dissous à l’État et l’abrogation prochaine des lois encadrant le fonctionnement, le financement des formations politiques ainsi que le statut du chef de file de l’opposition. Ces projets de lois doivent être transmis à l’Assemblée législative de transition pour examen et adoption.
Le gouvernement affirme que cette mesure vise à préserver l’unité nationale, renforcer la cohérence de l’action gouvernementale et ouvrir la voie à un nouveau modèle de gouvernance politique mieux adapté aux défis du pays.