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Transition burkinabè : Ibrahim Traoré annonce une année 2026 d’accélération industrielle, agricole et sécuritaire

Publié le mardi 27 janvier 2026  |  aOuaga.com
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© aOuaga.com par DR
Transition burkinabè : Ibrahim Traoré annonce une année 2026 d’accélération industrielle, agricole et sécuritaire
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Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a donné le ton de l’année 2026 en appelant les Burkinabè à une mobilisation accrue pour consolider les acquis de la Transition et engager le pays dans une phase d’accélération économique, industrielle et infrastructurelle. Le chef de l’État s’exprimait lundi 26 janvier 2026 au Palais de Koulouba, à l’occasion de la première cérémonie officielle de montée des couleurs de l’année.

Dans une allocution ferme et volontariste, Ibrahim Traoré a invité ses compatriotes à « attacher les ceintures », annonçant une année marquée par l’intensification des efforts et le dépassement collectif, dans la continuité de la dynamique engagée depuis 2025.

Le président du Faso s’est félicité des résultats agricoles jugés historiques enregistrés en 2025. Il a cité une production record et la réussite de cultures jusque-là considérées comme improbables au Burkina Faso, notamment le blé, l’ananas, la vigne, ainsi que le cacao et le café.

Insistant sur la notion de souveraineté alimentaire, Ibrahim Traoré a précisé que l’objectif du gouvernement n’est pas uniquement de produire, mais surtout de transformer localement pour satisfaire les besoins nationaux. Il a encouragé la consommation de produits issus de la transformation locale, saluant le travail des chocolatiers et torréfacteurs burkinabè.

Sur le plan social, le chef de l’État a annoncé une réforme en profondeur du système éducatif. L’année 2026 sera marquée par la création de plusieurs lycées professionnels et techniques, ainsi que par l’achèvement d’une université technologique, avec pour ambition de combler le retard du pays dans les domaines scientifiques et industriels.

Dans cette dynamique, le Burkina Faso s’est doté d’un microscope électronique à balayage, présenté comme l’un des plus modernes d’Afrique, permettant aux chercheurs nationaux de conduire des analyses de pointe sans recourir à des structures étrangères.

Abordant les infrastructures, Ibrahim Traoré a défendu le choix de l’auto-construction pour le projet d’autoroute en cours, confié à de jeunes ingénieurs burkinabè et à l’agence Faso Mêbo. Il a justifié ce modèle par le rejet de financements extérieurs jugés onéreux et contraignants, affirmant que le chantier mobilise aujourd’hui un parc d’équipements parmi les plus importants du continent.

Sur le volet sécuritaire, le président a salué les avancées des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Il a indiqué que, dans certaines zones, les forces engagées ont atteint les limites frontalières, traduisant une progression tangible du processus de reconquête du territoire.

Face aux critiques et aux tentatives de démobilisation qu’il attribue à des forces extérieures, le capitaine Ibrahim Traoré a réaffirmé sa confiance dans la résilience et le potentiel du peuple burkinabè. Il a conclu en appelant à maintenir la pression pour faire de 2026 une année décisive dans la consolidation de la souveraineté, de la sécurité et du développement du Burkina Faso.
KM
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