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Tentative de coup d’Etat : les graves aveux du sergent Salfo Yalméogo

Publié le lundi 12 janvier 2026  |  aOuaga.com
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© aOuaga.com par DR
Tentative de coup d’Etat : les graves aveux du sergent Salfo Yalméogo
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Le sergent Salfo Yalwéogo, présenté comme l’un des principaux mis en cause dans le projet de coup d’État déjoué fin décembre au Burkina Faso, a livré aux enquêteurs des aveux circonstanciés, détaillant son rôle, les contacts établis et les objectifs du complot, selon des sources judiciaires et des extraits de son audition rendus publics par la Radiodiffusion Télévision du Burkina Faso.
Dans sa déposition, le sous-officier affirme avoir été approché « de façon claire et directe » pour participer à un renversement du pouvoir en place. « Il m’a dit sans détour que c’était un projet de coup d’État et qu’il fallait se tenir prêt », aurait déclaré le sergent, évoquant un échange avec un intermédiaire civil, El Hadj Sakandé Madi.
Selon son témoignage, ce dernier lui aurait assuré que le projet bénéficiait de soutiens militaires de haut niveau, ajoutant que « les choses étaient déjà bien avancées » et que des moyens financiers étaient disponibles pour garantir la réussite de l’opération.
Le sergent Salfo Yalwéogo reconnaît avoir accepté de jouer un rôle actif, notamment en mobilisant des hommes armés. « On m’a demandé de trouver des éléments fiables, capables d’agir rapidement le jour J », a-t-il confié aux enquêteurs.
Il admet également avoir transporté des armes et des munitions, précisant que ce matériel devait être utilisé « au moment opportun, après les dernières instructions ». « J’étais en attente d’un appel pour me dire où et quand rejoindre les autres », a-t-il ajouté.
Interpellé dans la nuit du 31 décembre, alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule avec son contact civil, le sergent affirme avoir pris conscience de la gravité de ses actes après son arrestation. « J’ai compris que j’avais trahi la confiance de l’armée et du peuple burkinabè », aurait-il reconnu, exprimant des regrets.
Dans une déclaration ultérieure, Salfo Yalwéogo aurait demandé pardon « aux Forces armées nationales, au président du Faso et à la population », tout en assumant sa responsabilité personnelle. « Rien ne justifie ce que j’ai fait. J’assume entièrement mes actes », aurait-il conclu.
Les autorités militaires indiquent que ces aveux s’inscrivent dans une enquête plus large portant sur un réseau structuré mêlant civils et militaires, avec des ramifications financières et logistiques encore à l’étude. D’autres auditions et interpellations seraient en cours.

F.B
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