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Tentative de coup d’État : un officier avoue son implication et cite Damiba, son récit de l’opération montée

Publié le vendredi 9 janvier 2026  |  aOuaga.com
Kelbo,
© Autre presse par DR
Kelbo, province du Soum : Sept (07) terroristes neutralisés, des engins et des armes saisis
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Les langues se délient quelques jours après la tentative de coup d'Etat avortée révélée par les autorités du pays. Selon un reportage diffusé ce jeudi 8 janvier 2026 par la RTB, un officier de l’armée a reconnu avoir pris part à cette tentative de déstabilisation du pouvoir présentée comme un projet de coup d’État piloté depuis l’étranger par l’ancien président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Le capitaine Coulidiati Prospère, en service à l’État-major de l’armée de l’air, a livré des aveux diffusés jeudi soir par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB). Arrêté le 2 janvier 2026, l’officier, issu de la 17ᵉ promotion de l’Académie militaire Georges Namoano de Pô, a détaillé les contours de son implication.

Selon ses déclarations, il aurait été contacté environ deux semaines avant son interpellation par Paul-Henri Sandaogo Damiba, depuis un numéro togolais, via l’application de messagerie Zangi, avant que les échanges ne se poursuivent sur Signal. Ces communications, menées « en codes » et programmées pour s’autodétruire, auraient transité par un intermédiaire présenté comme le capitaine Ouédraogo David, alias « le roi David », basé au Ghana.

Le 31 décembre 2025, le capitaine Coulidiati affirme avoir reçu pour mission de récupérer un colis contenant 8 millions de francs CFA. Il reconnaît avoir conservé 3 millions, confiant les 5 millions restants à un tiers par l’intermédiaire de son frère.

Le 2 janvier, une nouvelle mission lui aurait été confiée : l’élimination du capitaine Passeré, commandant de la base de drones de Saponé, considérée par les conjurés comme un verrou stratégique. L’objectif, selon les aveux, était de neutraliser les capacités de drones afin de faciliter l’action de forces rebelles.

L’opération devait être déclenchée le 3 janvier 2026 à 23 heures, sous la coordination d’un poste de commandement installé à l’étranger par Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui aurait centralisé les décisions et l’identité des exécutants.

Dans sa déclaration, le capitaine Coulidiati a sollicité la « clémence » du président Ibrahim Traoré, de la population et de la hiérarchie militaire. Ces aveux s’inscrivent dans une série de témoignages rendus publics par les autorités burkinabè, dans le cadre de l’enquête sur cette tentative de déstabilisation annoncée comme déjouée par les services de renseignement.


KM
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