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Nord-est du Burkina: manifestation pour un "renforcement" de la sécurité

Publié le mercredi 20 novembre 2024  |  AFP
Attaques
© Autre presse par DR
Attaques terroristes : le Burkina encore endeuillé. 12 soldats tués.
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Une manifestation a eu lieu mardi à Sebba, dans le nord-est du Burkina Faso, pour demander un "renforcement" de la sécurité et le "ravitaillement" de deux communes sous blocus de groupes jihadistes.

Sebba et Solhan, situées dans la province du Yagha, sont "dans l'inquiétude totale. Les populations vivent nuit et jour sous la menace", a écrit dans un communiqué Issa Hama, coordinateur du collectif à l'origine de la manifestation.

Les habitants de la province demandent "l'arrivée d'un convoi de ravitaillement à Sebba et Solhan au mois de novembre, car le dernier date d'il y a six mois", a poursuivi M. Hama.

La manifestation s'est tenue devant les locaux du haut-commissariat de la province, a-t-il dit.

Selon Ali Diallo, lycéen et manifestant, plusieurs centaines de personnes étaient présentes.

"Nous voulons plus de sécurité dans les villes de Solhan et de Sebba, qui sont les deux communes (de la province, ndlr) où le symbole de l'Etat existe toujours", a-t-il dit.

"Les écoles sont toujours fermées deux mois après la rentrée des classes", a-t-il ajouté.

Les habitants de Sebba et Solhan vivent sous blocus jihadiste depuis plusieurs mois et dépendent des ravitaillements efectués sous escorte militaire.

Les groupes armés attaquent ces convois, compromettant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations.

Solhan a connu en juin 2021 l'une des attaques les plus meutrières du Burkina, 132 personnes avaient alors été tuées.

Une association de femmes de la province réclame de son côté la création de forages dans les deux localités, rapportant des dificultés d'accès à l'eau potable, quand "les patients meurent souvent par manque de produits" ou "de personnel soignant", déplore-t-elle dans un communiqué.

Le Burkina Faso est confronté à des attaques jihadistes depuis 2015. Ces violences, attribuées à des bandes armées afiliées à Al-Qaïda et au groupe État islamique, ont fait en tout plus de 26.000 morts, dont plus de 13.500 depuis le coup d'Etat de septembre 2022 portant au pouvoir le capitaine Ibrahim Traoré.


bur/bam/ib
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