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Rencontre avec les directeurs régionaux des Nations unies à Ouagadougou : le Premier ministre dénonce le néocolonialisme et menace du retrait du Burkina des institutions financières internationales

Publié le jeudi 11 juillet 2024  |  aOuaga.com
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© Autre presse par DR
Rencontre avec les directeurs régionaux des Nations unies à Ouagadougou : le Premier ministre dénonce le néocolonialisme et menace du retrait du Burkina des institutions financières internationales
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Le Premier ministre du Burkina Faso, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a reçu en audience ce mercredi 10 juillet 2024, les directeurs régionaux des Nations unies, dans le cadre de leur séjour dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Cette rencontre a permis de discuter des stratégies de développement alignées avec les programmes nationaux et régionaux.

À sa sortie d'audience, Abdoulaye Mar Dieye, Coordonnateur spécial pour le développement au Sahel, a souligné que les Nations unies vont appuyer le Burkina Faso sur trois programmes intégrés : la sécurité, l'humanitaire et le développement ; la stabilisation et les investissements dans les régions frontalières ; et le renforcement du système agricole.

Cependant, la rencontre a également été l'occasion pour le Premier ministre de critiquer sévèrement le néocolonialisme, déplorant notamment le communiqué émis par l'ONU incriminant les forces de défense et de sécurité du pays. « Depuis 2015, les terroristes sont ici, pas une fois le Secrétaire général n'a fait un communiqué de compassion. Comment une armée que nous avons mise en place pour protéger nos citoyens peut-elle encore s’en prendre aux mêmes citoyens », a-t-il déclaré.

Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a également exprimé la volonté de son pays de remettre en question les formes traditionnelles d'aide au développement, soulignant la nécessité de revoir les modalités de coopération internationale depuis l'indépendance en 1960. « Il faut remettre les choses en cause. On parle d'aide au développement, d'aide à la coopération et on n'a pas avancé depuis 1960 », a-t-il insisté.

Enfin, le Premier ministre a évoqué la possibilité que le Burkina Faso envisage de quitter les institutions financières internationales pour suivre une voie plus autonome, mettant en avant l'intégrité territoriale et le développement durable du pays comme priorités absolues.

HB
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