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Paul Kagame, candidat à un 4e bail : Une formalité au pays des Mille collines !

Publié le lundi 20 mai 2024  |  Aujourd`hui au Faso
Paul
© AFP par SIMON MAINA
Paul Kagame, ici le 28 janvier à Addis Abeba, prend la présidence tournante de l`Union africaine. Les dossiers qui l`attendent sont nombreux.
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Ainsi donc le locataire d’Urugwiro village, la présidence rwandaise, veut un 4e mandat. Ce vendredi 17 mai, Paul Kagame est allé en personne à la Commission électorale, pour déposer son dossier, en compagnie de son épouse, Jeannette et de quelques caciques du FPR.

Il était déjà le maître du Rwanda en 1994, lorsqu’il mit fin au génocide des Tustsis. Mais c’est véritablement en 2000, qu’il s’est fait oindre par les urnes comme président de la République. Réélu en 2003, puis en 2010, puis en 2017, toujours avec des scores kagaméens, aval constitutionnel à l’appui, et surtout aval du peuple rwandais, Paul Kagame sollicite ce 4e mandat parce que ses compatriotes veulent qu’il «continue à trouver des solutions à la sécurité, à la santé, à la pauvreté, à l’émergence économique», dixit le président-candidat.

En effet, toutes les planètes sont alignées pour qu’il se succède à lui-même :

– D’abord, l’âge du capitaine n’est point un problème chez le Bonaparte émacié et filiforme juste l’outrage du temps l’a un peu vouté comme tous les hommes de sa taille, Abdou Diouf, Général De Gaulle … Il a toujours bon pied bon œil. Même s’il a arrêté un de ses marathons hebdomadaires.

– La prime au sortant parle pour Paul Kagame. Après la cassure de 1994, il s’est attelé à reconstruire un Etat sur les fosses communes du génocide. Bucheur, il a entraîné le pays dans le signage de la bonne gouvernance, du travail, et a tiré le Rwanda vers le haut, à telle enseigne que le pays est un modèle.

– Evidemment, la démocratie version occidentale n’est pas la tasse de thé de Kagame. Pour lui, le panier de la ménagère, l’accès aux soins, la bonne éducation, zéro sachet dans les rues sont mieux que cette démocratie. «On ne change pas une équipe qui gagne»,a d’ailleurs lâché goguenard le secrétaire du FPR, après que Paul Kagame ait déposé son dossier à la Commission électorale.

– Une opposition réduite à sa plus simple expression. On n’a pas besoin de parier pour savoir qu’après Paul Kagame, la Commission électorale ne recevra plus 1 ou 2 autres candidatures et la short liste ne dépassera pas ce nombre au 14 juin 2024, date de clôture du dépôt des dossiers. 2 opposants ont déjà été recalés car dépourvus de leurs droits civiques par la justice. Et 3 sont en lice contre Kagame.

– Enfin, sécuritairement, le pouvoir FPR est prégnant sur tout le pays depuis 1994 et le pays est tenu d’une poigne qui impose une discipline sans faille.


Tous ces facteurs ne sont qu’un best of d’une liste non-exhaustive, qui font que la présidentielle du 15 juillet 2024 au Rwanda est une formalité pour Paul Kagame. La question est de savoir quand il partira ou plutôt, qui pour remplacer cet homme d’Etat qui a fait de ce petit pays d’Afrique centrale, un eldoradot dans plusieurs domaines ? A quand la fin du «déterminant» identifié par les Rwandais pour que Kagame puisse jouir d’une retraite bien méritée ? Et qui pour le remplacer ? James Kabarebé, ancien ministre de la Défense ? .
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