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Burkina Faso : Désormais, un bon de médicaments pour chaque retraité

Publié le vendredi 5 avril 2024  |  AIB
Bassolma
© Autre presse par DR
Bassolma Bazié,ministre d’Etat, ministre en charge de la fonction publique
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Le gouvernement burkinabè va injecter cette année 1 milliard 700 millions de FCFA pour la visite médicale et des bons de médicaments en faveur de 95 457, a appris l’AIB jeudi.

Quatre-vingt-quinze mille quatre cent cinquante-sept retraités et conjoints survivants de retraités, affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), sont attendus pour la visite médicale annuelle gratuite, édition 2024, selon le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Basolma Bazié.
C’est ce qu’il a déclaré aujourd’hui, 4 avril 2024, à Tenkodogo, dans la région du Centre-Est, au cours de la cérémonie de lancement de la 10e édition de la visite médicale annuelle des retraités et des conjoints survivants.



« Chaque bénéficiaire, en plus de la visite corporelle et de l’examen de laboratoire, aura droit à un bon de médicaments d’un montant forfaitaire de 5 000 francs CFA à titre d’accompagnement », a-t-il ajouté. Le budget prévisionnel de la présente campagne, d’après le ministre Bazié, s’élève à plus d’un milliard sept cent millions de francs CFA.

Il a expliqué que ce budget a connu une augmentation par rapport à 2023 en raison de l’introduction du bon de médicaments, dont le montant est de quatre cent soixante-sept millions deux cent quatre-vingt-cinq mille F CFA.

Pour lui, la visite médicale annuelle gratuite est la traduction de la solidarité à l’endroit des retraités et des conjoints survivants de la CARFO et de la CNSS. Elle répond, à son avis, à une forte attente et à un besoin primordial passager des retraités de ces deux institutions, à savoir la santé.



« La santé, en plus d’être un bien précieux, est aussi un droit pour tout être humain. Elle l’est davantage pour les personnes dites de troisième âge », a insisté Basolma Bazié. Il a d’ailleurs fait savoir que la baisse récente des tarifs de certaines prestations de santé, telles que l’hémodialyse, l’IRM, la réalisation des cancers par le gouvernement et l’opérationnalisation très prochaine de l’assurance maladie universelle, entre dans ce cadre.

Des mesures qui réjouissent le président de l’association nationale des retraités, Somtabangré Boureima Ouédraogo, qui a salué l’attention que le ministre Bazié porte à leur égard. « Jamais auparavant, un ministre de la fonction publique, tutelle des retraités, n’a été aussi proche de nous. Vous êtes à l’écoute de nos préoccupations », a-t-il soutenu.

Il a confié que la visite médicale gratuite est la seule opportunité offerte aux retraités de rencontrer un médecin, de faire une consultation et de bénéficier de ses conseils. Même si Boureima Ouédraogo s’est dit satisfait des actions entreprises par le gouvernement à l’endroit des retraités, il a interpellé le ministre Bazié sur le projet de construction du centre de gériatrie de Bobo Dioulasso, qui, selon lui, traîne.

« Nous vous lançons un appel en vue de la reprise de ce projet », a indiqué M. Ouédraogo. En réponse, le ministre a donné des explications. « C’est une évaluation de sept cents millions de francs CFA que nous sommes venus trouver. Nous avons regardé entre les lignes et constaté que même si on construisait ce centre de gériatrie, il ne pourrait permettre de prendre en charge dans les normes qu’il faut entre 5 et 10 retraités », a-t-il détaillé.

Puis de poursuivre : « Nous ne voulons pas faire semblant de prendre en charge les retraités. C’est pourquoi, quand nous avons fait le point au chef de l’État, il a donné des instructions afin que des études assez approfondies se fassent pour que le jour où nous allons remettre les clés aux retraités, dont la gestion sera toujours dans les mains de la CNSS, il ne soit pas un mouroir mais un lieu qui donne espoir ».

C’est dans ce sens, a-t-il précisé, que des instructions ont été données à la CNSS, qui a repris les études. « En parcourant les études dans le sens de la construction des bâtiments, des équipements, de la formation et du recrutement des spécialistes, l’évaluation tourne autour de 5,3 milliards de francs CFA. Le chef de l’État aussi doit regarder entre les lignes. Il ne suffit pas seulement de donner des montants ; il faut que l’on regarde », a confié le ministre chargé de la protection sociale.

Selon lui, la situation difficile que le Burkina Faso traverse n’est que la conséquence de nos actes passés. « Si nous continuons d’agir sans prudence, on peut aller dans le décor. Donc, prendre le prix de 10 appareils pour en payer un seul, on ne veut pas cela, il faut qu’on regarde entre les lignes », a-t-il conclu.
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