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Réduction des coûts des actes d’hémodialyse : « Nous sommes soulagés », Albert Ouédraogo, président de l’ABUDIR

Publié le samedi 16 mars 2024  |  Sidwaya
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Le mercredi 13 mars 2024, le Conseil des ministres a décidé de la baisse des coûts de la dialyse et de la suppression de la caution pour la prise en charge des malades souffrant de l’insuffisance rénale. A l’occasion de la Journée mondiale du rein, le président de l’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR) s’est prononcé sur cette décision.

Sidwaya (S) : Comment appréciez-vous la décision gouvernementale de réduire les coûts des prestations liées à la dialyse et de supprimer la caution avant la prise en charge des malades ?

Albert Ouédraogo(A.O.) : C’est une décision historique. Nous qui souffrons de la maladie rénale, nous sommes soulagés d’apprendre que désormais, pour être éligible aux soins, nous n’avons plus besoin de déposer la caution de 500 000 F CFA. Cela veut dire que c’est une somme réductoire pour les Burkinabè moyens. Or, si vous ne les payez pas, vous ne pouvez pas être soignés. Et, c’est l’issue fatale. Donc ce que le gouvernement vient de faire est hautement salutaire. Et, nous le mesurons à sa juste valeur. Et, surtout quand on le met dans un contexte d’insécurité, où la priorité des priorités est l’achat des armes pour pouvoir lutter contre cette horde barbare qui attaque notre pays, que le gouvernement trouve l’occasion de pouvoir rendre gratuite cette prise en charge des dialysés par rapport à leur caution, c’est quelque chose qu’on ne peut pas vraiment finir de saluer et de remercier.

S : En marge de la Journée mondiale du rein, vous avez organisé une conférence publique sur la problématique du rein. Quel est l’objectif recherché ?

A.O. : Le thème de cette conférence, c’est « La fistule artério-veineuse : le parcours du combattant ». En réalité, c’est une de nos préoccupations. Parce qu’on ne peut pas faire la dialyse si on n’a pas de fistule. Après le carthéter, il faut une porte d’entrée pour pouvoir épurer le sang, et la meilleure porte d’entrée, c’est la fistule. Or, cette fistule est une opération délicate. Elle nous est facturée à 250 000 F CFA. Et, lorsque vous faites une fistule, vous n’êtes pas sûr qu’elle va durer trois mois, trois ans ou dix ans. Et pour rien, la fistule peut céder. Et vous recommencez, c’est à zéro, avec encore 250 000 F CFA. C’est pourquoi, nous avons demandé à faire cette conférence pour sensibiliser les malades, les soignants, les infirmières, les néphrologues, les chirurgiens par rapport à ce que c’est que la fistule. Parce que très souvent, on a tendance à penser que ce sont les malades qui n’entretiennent pas la fistule. Non. Si, vous avez une baisse rapide de la tension, votre fistule tombe. S’il y a une infection qui vous prend, votre fistule tombe. Cela fait que ça ne dépend pas toujours du malade. Nous demandons la compréhension. Nous souhaitons comme dans certains pays, que la fistule soit prise en charge par les pouvoirs publics et que ce ne soit plus à la charge du malade.

S : Pour cette maladie, y a-t-il une subvention ?

A.O. : Il y a une subvention. L’Etat met à la disposition de cette maladie 5 milliards F CFA par an. Donc, c’est quand même une somme importante. Mais lorsque vous regardez le besoin, il y a encore des choses à faire.

S : L’une des solutions ou remèdes à l’insuffisance rénale est la greffe. Est-elle possible au Burkina ?

A.O. : Oui. Dans notre pays, tout est possible. C’est une question de volonté politique. Et les premières autorités viennent de décider que la transplantation rénale aura lieu en 2024. Il n’y a pas de raison que nous doutions. Nous avons les compétences et normalement, d’ici la fin de ce trimestre, nous devrions pouvoir en entendre parler. C’est faisable et la médecine aujourd’hui n’est plus en cercle fermé. Nous avons besoin de la coopération des autres praticiens de par le monde et alors tout est faisable.

S : Quels doivent être les critères pour être un donneur de rein ?

A.O. : Il faut être bien portant. Et, il faut qu’on puisse trouver aussi une compatibilité entre le donneur et le receveur. C’est l’occasion pour moi, de sensibiliser les Burkinabè à être, à même de pouvoir donner leur rein. Un rein ne se vend pas. Donner un rein, c’est donner la vie. On peut vivre toute sa vie avec un seul rein. Donc, donner un rein ne vous prive pas de la vie. Soyons solidaires.

Abdel Aziz NABALOUM
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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