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Burkina/Blessés de guerre : Le traumatisme balistique au cœur du 5e congrès de la SOBUCOT

Publié le vendredi 23 fevrier 2024  |  Minute
5e
© Autre presse par DR
5e congrès de la Société burkinabè de Chirurgie orthopédique et traumatologique (SOBUCOT)
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Le 5e Congrès de la Société burkinabè de Chirurgie orthopédique et traumatologique (SOBUCOT) se déroule du 22 au 23 février 2024 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo. Il s’agira, pour les scientifiques venus des 4 coins du Burkina Faso et de la sous-région ouest-africaine, de réfléchir autour de la problématique du traumatisme balistique et de faire des recommandations pour la prise en charge des patients, notamment des blessés de guerre, eu égard au contextes sécuritaire nationale et même sous-régionale.

Dans la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso, chaque burkinabè, selon son domaine de compétence, s’interroge sur ce qu’il peut apporter. Pour leur part, les chirurgiens réunis au sein de la SOBUCOT ont décidé d’organiser leur 5e Congrès autour du thème : « Tramatisme balistique ».

« Le défi sécuritaire pose la problématique de la prise en charge des traumatismes balistiques dans un contexte de ressources humaines et financières limitées pour la prise en charge des problèmes de santé prioritaires », a postulé le Président de la SOBUCOT, Pr Patrick Dakouré.

Le 5e Congrès de la Société burkinabè de Chirurgie orthopédique et traumatologique (SOBUCOT) se déroule du 22 au 23 février 2024 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo. Il s’agira, pour les scientifiques venus des 4 coins du Burkina Faso et de la sous-région ouest-africaine, de réfléchir autour de la problématique du traumatisme balistique et de faire des recommandations pour la prise en charge des patients, notamment des blessés de guerre, eu égard au contextes sécuritaire nationale et même sous-régionale.

Dans la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso, chaque burkinabè, selon son domaine de compétence, s’interroge sur ce qu’il peut apporter. Pour leur part, les chirurgiens réunis au sein de la SOBUCOT ont décidé d’organiser leur 5e Congrès autour du thème : « Tramatisme balistique ».

« Le défi sécuritaire pose la problématique de la prise en charge des traumatismes balistiques dans un contexte de ressources humaines et financières limitées pour la prise en charge des problèmes de santé prioritaires », a postulé le Président de la SOBUCOT, Pr Patrick Dakouré.

En effet, avance-t-il, « actuellement le défi majeur auquel le Burkina Faso fait face est celui de la sécurité et nous, en tant que chirurgiens orthopédistes nous voulons apporter notre contribution. Nous sommes sur le terrain notamment dans les hôpitaux pour prendre en charge les patients de façon générale et particulièrement dans ce contexte sécuritaire, les blessés de guerre qui viennent dans les hôpitaux. Il était bon que nous puissions nous retrouver pour discuter de ce qui est fait sur le terrain en terme de prise en charge pour voir ce qui peut être amélioré pour le bénéfice de nos populations ».

Pour ce faire, le congrès a mobiliser plusieurs chirurgiens des 13 régions du Burkina Faso, venus présenter « ce qu’ils rencontrent sur le terrain par rapport à ces blessés de guerre ».

Des recommandations sur la prise en charge des blessés de guerre attendues

Mieux, la SOBUCOT durant les ces 48h de son congrès a prévu des conférences que « des éminents maîtres de la discipline vont présenter ». Et, à l’issue de ces différentes communications et conférences, la SOBUCOT entend « élaborer des recommandations pour que sur le terrain tous les praticiens puissent avoir la même attitude par rapport à la prise en charge des blessés de guerre mais aussi des patients qui présentent des infections de l’appareil locomoteur ».

Outre le traumatisme balistique, le congrès se penchera-t-il sur le thème des pathologies du genou, des infections en chirurgie orthopédique et traumatologique qui, a souligné Pr Dakouré, « constituent une source majeure de morbidité et de mortalité pour [les] patients ».

Sur le cas précis des infections en chirurgie orthopédique et traumatologique, le congrès qui connaîtra également la participations de délégations représentant les sociétés savantes sœurs de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo, a convié le Pr Aristote Hans Moevi Akue du Bénin pour donner une conférence sur la question. Pour cette « complication assez difficile et sérieuse pour laquelle il faut avoir un peu d’expertise pour espérer de bons résultats », selon ses propres mots, il s’agira pour Pr Akue de d’expliquer, « lorsqu’après une opération chirurgicale, il y a malheureusement une infection, comment diagnostiquer ce mal et comment le traiter ».

Le ministre en charge de la santé n’attend pas moins que ce type de recommandations. Représenté par son Conseiller technique et le chargé de mission à son department, le professeur et Colonel-major Maurice Zida, le ministre en charge de la santé a salué la SOBUCOT pour le choix du thème, qui, se satisfait-il, « intéresse le gouvernement à plusieurs titres ».

« Du fait du contexte sécuritaire au Burkina Faso et dans la sous-région, les lésions balistiques sont en train de devenir le lot quotidien des chirurgiens de toutes tendances confondues et particulièrement des orthopédistes et traumatologues. Outre les blessés de guerre, les traumatismes balistiques en partie civile sont de plus en plus fréquents dans notre pays du fait de l’augmentation de la criminalité. Ces lésions balistiques touchent toutes les couches de populations et particulièrement la frange jeune », a fait remarqué Pr Zida.

Et même s’il a rassuré qu’il y a déjà une politique pour la prise en charge des traumatismes balistiques, Pr Zida a, au nom du ministre en charge de la santé, invité les participants à ce congrès scientifique de haut niveau, à s’investir, pour à l’issue des 48h de la rencontre, sortir des recommandations à même d’améliorer la prise en charge de ce mal.

Pour information, le congrès qui s’étend du 22 au 23 février 2024 permettra de dérouler une centaine de communications et deux conférences autour du thème principal. Il y aura également quelques communications d’autres disciplines. Une Assemblée générale de la SOBUCOT viendra mettre fin au congrès.

Franck Michaël KOLA
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