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Taré-Ziro : Désespoir et crainte chez les producteurs de tomates faute d’eau

Publié le vendredi 12 janvier 2024  |  Libre Info
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© Autre presse par DR
Des tomates
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Les producteurs de tomate dans le village de Taré, situé à une vingtaine de kilomètres de Sapouy dans la commune rurale de Cassou, province du Ziro sont inquiets pour la récolte de cette saison 2023. Ce mauvais rendement qui se profile à l’horizon est la conséquence de l’assèchement précoce du barrage.

En cette matinée du dimanche 7 janvier 2024, nous sommes à Taré, un village de la commune rurale de Cassou, province du Ziro où se cultive de la tomate. Des dizaines d’hectares de superficie sont emblavés en tomate.

Mais à y regarder de près, ces tomates qui ne sont pas arrivées à maturité commencent par pourrir faute d’eau pour les arroser. « En raison du manque d’eau, les tomates donnent deux couleurs», explique Haïdara Sawadogo un producteur de tomate à Taré.

Il indique en effet que, le barrage qui permet d’arroser les plants de tomates n’a plus d’eau. Selon lui, le barrage tarit vite à cause de l’ensablement et aussi du nombre croissant des personnes qui se lancent dans la production de tomates et qui utilisent la même source d’eau pour les besoins de la cause. Ainsi, dit-il, « on a un sérieux problème d’eau » pour la production 2023.

« Ce barrage n’est plus un barrage, c’est plutôt une retenue d’eau » se désolent nos interlocuteurs qui poursuivent qu’avec la durée, le sable a occupé les abords du barrage entraînant son tarissement précoce.

Et pourtant, Taré est un village de grande production de tomates. Depuis 15 ans environ, près de 200 personnes exploitent une superficie de plus de 47 ha selon les estimations des producteurs eux-mêmes .

Ce qui leur permettait de nourrir leurs familles et de prendre en charge la scolarité et les soins sanitaires de leurs enfants.

« Avant nous vendions la grosse caisse de tomates à 150000fcfa ou 125000fcf. Actuellement avec l’état des tomates, les acheteurs ne veulent pas et nous sommes obligés de réduire la caisse jusqu’à 65000fcfa » affirme Ousmane Zango, producteur de tomate.

Quant à Safiata Kangne, une productrice de tomate de la localité affirme : « Souvent nous pouvons récolter 2, 4 et voire même 10 caisses. Nous vendons le seau à 1500fcfa ou 2000fcfa. Des gens viennent prendre chez nous pour aller vendre à Léo», précise-t-elle.

Mais pour l’année 2024, c’est l’incertitude qui plane sur les récoltes. « Des puits de fortune ont été creusés. Mais ils n’ont plus d’eau», informe Safiata Kangne, l’air déçu.

« Nous sommes en train de nous concerter pour voir dans quelle mesure nous pouvons curer le barrage. Cela pour nous faciliter notre activité en attendant les l’aide des autorités. Si nous avons de l’eau, nous pouvons produire toute l’année », conclut Haïdara Sawadogo.
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