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Affaire Cotradis-Fenie Brosette : Des chauffeurs plaident pour la justice de leurs collègues

Publié le lundi 9 octobre 2023  |  Sidwaya
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© Autre presse par DR
Affaire Cotradis-Fenie Brosette : Des chauffeurs plaident pour la justice de leurs collègues
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La coalition « justice pour les victimes décédées mutilées de COTRADIS » a animé une conférence de presse pour interpeler les autorités de rendre justice aux victimes des camions livrés par l’entreprise marocaine, Fenie Brosette. C’était, le lundi 9 octobre 2023, à Ouagadougou

Huit ans après la livraison de 20 camions « dits contrefaits » de l’entreprise marocaine Fenie Brossette à la société burkinabè COTRADIS, source de dégâts humains, les chauffeurs routiers continuent de plaider pour des mesures de réparations aux victimes. Dans l’optique d’attirer l’attention des autorités des deux pays de rendre justice à ces victimes, la coalition « justice pour les victimes décédées mutilées de COTRADIS» a animé une conférence de presse, le lundi 9 octobre 2023, à Ouagadougou.

Selon le secrétaire permanent de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), Yamindi Dramane Doussa, cette affaire a occasionné d’importants dégâts financiers et économiques, des accidents, des pertes en vie humaine et le licenciement de 200 employés. En mai 2023, a-t-il expliqué, la coalition s’est autosaisi du problème et a initié des sit-in à l’ambassade du Maroc.

En outre, des actions ont été également menées auprès des autorités locales afin d’interpeller les Marocains pour que réparation soit faite. A ce jour, a-t-il déploré, aucun signe de la part de la partie marocaine concernant l’indemnisation des victimes ou l’extradition des présumés coupables pour répondre à la justice n’a été donné. « Depuis 2018, la plainte des victimes n’a pas encore quitté l’instruction en première instance. L’UCRB a déjà adressé un courrier à l’ambassade du Maroc afin de demander un règlement de cette injustice mais la lettre est restée sans réponse », a-t-il souligné.

Que comptez-vous faire concrètement si rien n’est fait ? Afin de soulager les victimes et restaurer les emplois perdus, a fait savoir M. Doussa, d’ici trente jours, à compter de ces échanges, si la coalition n’observe pas, une avancée sur ce dossier, elle va mener une série d’actions. Entre autres, a-t-il cité, un débrayage de 48h des chauffeurs routiers, un sit-in permanent à l’ambassade du Maroc au Burkina, une campagne de boycott des produits marocains, une vaste campagne de communication sur les abus du Maroc en Afrique subsaharienne…

Ces actions, selon lui, vont se faire en conformité avec la législation locale suivie d’un préavis réglementaire auprès des autorités.

« Les présumés coupables ont été régulièrement convoqués par la justice burkinabè mais n’ont pas daigné se présenter. Ils sont toujours protégés par les autorités marocaines. Nous interpellons une fois de plus les autorités afin de ne peut pas en arriver à ces actions fortes qui seront préjudiciables pour tous. » a-t-il prévenu.
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