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Mise en œuvre d’un identifiant unique au Burkina Faso : Le Premier ministre engage les acteurs à intensifier les actions, en vue d’atteindre les résultats escomptés

Publié le jeudi 17 aout 2023  |  Primature
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© Autre presse par DR
Mise en œuvre d’un identifiant unique au Burkina Faso : Le Premier ministre engage les acteurs à intensifier les actions, en vue d’atteindre les résultats escomptés
Mercredi 16 août 2023, Ouagadougou, Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a présidé la première session du Comité d’orientation stratégique, de suivi et de mise en cohérence des initiatives d’identification au Burkina Faso (COSMCIU)
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Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a présidé la toute première session du Comité d’orientation stratégique, de suivi et de mise en cohérence des initiatives d’identification au Burkina Faso (COSMCIU), ce mercredi 16 août 2023 à Ouagadougou. Tout en réitérant sa disponibilité à soutenir la mise en place de l’identifiant unique électronique de base des personnes au Burkina Faso, il a engagé les acteurs de mise en œuvre du projet à accélérer et intensifier les actions, en vue d’atteindre les résultats escomptés dans les délais impartis.
En tant que président du Comité d’orientation stratégique, de suivi et de mise en cohérence des initiatives d’identification au Burkina Faso (COSMCIU), le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a fait savoir, au cours des travaux, que la mise en œuvre d’un identifiant unique au Burkina Faso est un projet auquel le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, accorde beaucoup d’importance.

« C’est un projet structurant et fondamental de la Transition. Dès la naissance, on donne un identifiant unique général à l’enfant, et au fur et à mesure qu’il évolue, on parle d’identifiant unique sectoriel. Par exemple, s’il crée une entreprise et devient commerçant, on parlera d’identifiant unique de commerce au niveau des Impôts, et ainsi de suite. Il s’agit de créer un identifiant unique général pour tout le monde, et au fur et à mesure de son évolution d’autres identifiants vont venir s’ajouter. Cela va servir à la CENI pour l’enrôlement, à la lutte contre la criminalité, à la lutte contre la corruption, etc. Cet identifiant va servir à beaucoup de secteurs. C’est vraiment un travail gigantesque qui s’engage avec ce projet », a-t-il expliqué.

Du reste, il a suggéré de prendre en compte les Burkinabè de l’extérieur, mais aussi les étrangers d’origine burkinabè vivant dans des pays comme le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Soudan, etc.
Dans son mot d’ouverture aux travaux de cette rencontre, il a soutenu que la volonté du gouvernement est d’accélérer la mise en place d’un identifiant unique électronique des personnes au Burkina Faso, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et la nécessité d’une réforme de nos stratégies d’interventions publiques.
« Le numérique offre à cet égard des solutions innovantes et efficaces en matière de planification et d’exécution des actions de développement socio-économique et de protection sociale. Notre pays a amorcé la mise en place de l’identifiant unique électronique de la personne en 2018, dans l’objectif d’assurer l’unicité de l’individu et l’interopérabilité fonctionnelle entre la pluralité des systèmes d’identification existants tels que l’Identifiant Unique du Citoyen à l’Etat Civil (IUCEC), le Numéro d’Identification Personnelle (NIP) pour les Cartes d’Identité Nationale du Burkina (CNIB) et l’Identifiant Financier Unique (IFU) des entreprises et des personnes morales », a-t-il ajouté.

Outre l’assurance de l’unicité de la personne, a déclaré le Premier ministre, l’identifiant unique constitue un outil clé de la croissance inclusive dans la mesure où les services publics tels que les filets sociaux, la santé, l’éducation, et les entreprises pourront s’appuyer sur ce système pour identifier et authentifier leurs bénéficiaires et leurs clients.
Selon lui, le processus national de la mise en place de l’identifiant unique a été conduit de manière participative et inclusive, à travers une large concertation entre les acteurs de l’écosystème de l’identification.

« L’initiative nationale et endogène de création du registre national de l’identifiant unique électronique des personnes a été reprise, à partir de 2020, par le Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest, dénommé WURI en anglais. Programme technologique au service du développement social, il intervient dans six pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Niger, le Togo et la Guinée, avec l’appui financier de la Banque mondiale. Son objectif de développement est d’augmenter le nombre de personnes dans les pays participant qui disposent d’une preuve d’identité unique reconnue par le gouvernement et qui facilite leur accès aux services sociaux de base », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, il a mentionné que, de façon concrète, il vise l’identification de 100 millions d’individus de l’Afrique de l’Ouest, soit 27% de la population de l’espace ouest africain, d’ici à 2028. Pour le cas spécifique du Burkina Faso, et en cohérence avec l’initiative endogène en la matière, il s’agira de fournir à 85 % de la population une preuve unique électronique de la personne reconnue par le Gouvernement et qui facilite leur accès aux services de base d’ici à 2026.

Pour lui, le gouvernement a replacé la dématérialisation des procédures et des actes administratifs au cœur de la réforme de l’Etat, au bénéfice des citoyens.

A son avis, ce processus porte nos ambitions d’améliorer la qualité des services publics, d’accroitre leur disponibilité, de réduire les longues files d’attente dans les administrations et les délais de délivrance des actes et services.
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